CHAPITRE IX
dans lebnt (le retracer la dimension, la majesté, les détails, les souvenirs historiques el religieux du temple de Jëru- Salem» Le jésuite espagnol , Villalpand (i), dans un habiU et savaut eommenlaire do la yision d'Ézéchiel (a) sur U vilto ei le temple* le eclèbre hébraïMoi Jean Lighlfoot (s), le granil oralorien l^mi (a), aiii aecanalé lee trésors do la plus exquise érudition ffour envirenner d*une vive lu» miëre tout ce qui touche au sasetuaire de Jéhovah ; ces géants de la science ont laissé , sur ce sujel, des inpfolloi en o*es| à peioe s'ila ont été complets. On eoaçotl doue que Wis ii'eyoïie pas la prétention de tout dire. Ce que nous voo|oe$ , o*eit d*é?iter lee errears et les hypothèses ineer* laines qui se peneonlrent plne d^nne fois dana les disBortalions de ces céltibrea éradita, o*est de fiiire comprendre» à fofce de précision et de clarté-, le temple et FimmensUé de la tâelie remplie par le aneciaaesr de David. ' Momon avait besoin, poav son «Mvre, de roi HiMm t ancien alHé de son pète, et qui é|ait resté le sien. Les cèdres dn Liban devaient entrer dans la construclion de la maison de Seigneur, et le génie des Phéniciens élalt prêt è répondre à rappel da roi de lérosalem. Iln*y avait guère alm»iiimie monde que dons pays qui eonnossentla gloire des arts : TÉgypte et la Hiénicie. Lé mariage de Salomon avec une royale fille des bords du Nil atteste des rapports enlrc les Hébreux et la civilisation égyptienne. Mais Tex- Iréme voisinage invitait à recourir aux Phéniciens , et d'ailleurs ce peuple avait reçu d'Égypteîes arts qu'il cultivait. Dans une lettre adressée au roi Hiram, Salomon lui rappelle les cèdres envoyés à David, son père, pour servir
(!) J.-B. Villr,][tandi et L. Pradi in tlzccîiîelem CKpIanationes et apparatus uibis ac templi commentariis et iiuaginibus illustratu Borne, 1596-1G06, 3 vol. ia-fol.
(I) Ghap. 40, 41,43.
(3) Deicriptio templi Hieroiolistliaiil , prssfrUni qwto amt tem-
pore Salvatoriâ nostri.
(i) De tabernaculo fœderiii, de sanctâ civilale lerasalem et Ue templo ejus. In-fol., Pari», 1720.
HISTOIRE DE lÉRDSALEM.
à Mtîr son palais , et lui demande son assistance pour construire, non point une demeure d'homme, mais un sanctuaire consacré â Dieu, un temple où rencens et les parfums brûleront devant le Seigneur , où les pains sacrés seront présentés, où des holocaustes seront offerts le matin et le soir, les jours de sabbat ol los jours des cérémonies, et dans toutes les soieunilés établies en Israël.
€ La demeure que je désire bâtir est grande , njoule
• Salomon , car notre Dieu est plus p^rand que tous les t dieux ! Qui pourra lui élever une demeure digne de ïni? f Si l'immense étendue des cieux ne peut le contenir, qui i suis-je, moi, pour lui préparer une demeure? Mais je € ne veux qu'un sanctuaire "pour faire brûler de l'encens c devant lui. Envoyez-moi donc un homme qui soit habile c à travailler l'or, l'argent, l'airain , le fer, la pourpre, c l'écarlale, l'hyacinthe, un maître dans la sculpture , qui c paisse diriger les ouvriers que j'ai avec moi en Judée < et à lérosalem , et que David, mon père, a réunis. I Envoyez-moi aussi du bois de cèdre, de genièvre et de € pin. Je sais que vos serviteurs (les Sidoniens) excellent c à couper les bois du Liban , et mes serviteurs seront c avec les vôtres. Je donnerai aux ouvriers qui couperont c le bois vingt mille mesures debié et autant d'orge, vingt € mille pièces de vin et autant de pièces d'huile (i). »
Hiram, répondant à Salomon, lui disait : « Le Seigneur, I en vous faisant régner sur son peuple, lui a donné une
• preuve d!amour. Béni soit le Seigneur Dieu d'IsraSl , I qui a Uii le ciel et la terre, qui a donné au roi David c un fils sage, savant , judicieux, prudent, pour élever c une demeure à Dieu et un palais pour lui ! i Ces paroles, si curieuses dans la bouche d*un Phénicien, prouveraient, de la part du roi de T^r, non-seulement la connaissance de la religion des Juifs, mais une sorte de tendance vers la croyance à Jéhovab. Dans cette lettre, Hiram annonce au Toi de Jérusalem qu*il loi envoie un maître habile comme
(1) Livre H des Paralipomànes, cbap. 1 et 3.