‹ Histoire de JérusalemChapitre 4 sur 149 · EXPOSITION · texte numérisé non relu

EXPOSITION

aulrameni comprise et sentie par la famille universelle* L*bistoire de Jérusalem ne présente pas Vinlérèt ordinaire d*une puissance qui se lèYCt grandit et meurt ; elle nous fait assister au développement de notre commune patrie « pairie intellectoelle et morale. Cest à Jérusalem queThumanité retrouva ses titres de noblesse, et qu'elle apprît le triple secret de sa nature , de sod passé et de son aveDir. L'humanité s'était avilie par quatre mille ans d'erreur et de corruption ; elle se releva sur le Golgotha ; aussi, le nom de Jérusalem est prononcé par toutes les langues humaines; il est connu des petits enfants comme des vieillards , de Tignorant comme du savant. Le nom de J^ii asalcm est doux comme le pardon, terrible coumic la vengeance; il est mélancolique couhiig une ruine ou comme un soupir du cœur, il csl coiiboliiul comme Tespcrance.

Jérusalem sWreavcc un charme particulier aux esprits et aux cœurs français. La nation française fut la première nation constituée sous l'empire de la loi k lii^icase, partie de Judée. Ce sont nos pères qui entraînèrent tout l'Occident sur la roule du saiul louibcau, délivré par leurs armes après cent combats héroïques; Jérusalem, devenue libre, vit s'élever une royauté française à la place de la royauté de David et de Salomon : il y eut alors une France d'Orient dont Jérusalem fut la capitale. Cg lointain pays, a qui nous donnions jadis notre lani^iic et nos mœurs, nos trésors et notre sang, et qui tôt ou tard nous reviendra , par la puissance des souvenirs et par le droit de la gloire ; celle terre d'où s'est élancé le soleil moral éclairant les cieux de l'intelligence, et dont la poussière a rendu plus sacrées les bannières de nos aïeux, intéresse donc ce qu'il y a de plus profond et de plus énergique en nous : la croyance et le patriotisme I

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