‹ Histoire de JérusalemChapitre 40 sur 149 · CHAPITRE Xf · texte numérisé non relu

CHAPITRE Xf

4*iiniâ ilécisioii pleine d'humanUc, qui ne s*csl pas renconlrée deux fois dans 1 hisloirc des UlIii cux : les caplil'^ df Juda et le Lulin furent rendus! On conduisît a Jéricho celte pauvre mulliUide manquant de tout; on donna des vèleniriils et des rlianssures à ceux qui étaient nus, de la nourriture à ceux qui avaient faim, des montures à ceux que la faiblesse empêchait de marcher. On respûç ea voyant la miséricorde pénéirer, ne fût-ce qu^un jour^ au nilieu de ces guerres el de ces rcvolulionsï

Rasin , roi 4e Syrie» el Phaeée, roi dlmèl, menacent Jérittalem* Aehaa se^ue son erimÎDel sommeil pour appeler à fioo aeeoura thégbth-Phalasar, premier roi d*A6syrie et de Niaive; il lui envoie de riches présents pris dans le temple et dans son palais » et se dit le serviteur et le fils du toi des Assyriens. C'est alors qu'lsaîe se lève et fait entendre sa grande voix; il rencontre Achaz à IV.xli éniilc de la piscine supérieure, dans le cliLiniii (luchani{i du 1 uuion, il dit au roi de ne pas craindre les deux torches ardentes allumées par la fureur de Uasin et de Phacée , fils de Romélias. Damas restera la capitale de la Syrie, Samarie, la capi lalcd Éphraim , mais dans soixanle-cinq ans, É|^hraïm cessera d'élre nu peuple. Isaïe demande à Acbaa quel signe il veut pour gage de sa prochaine délivrance : veut-il un miracle dans le pnolbiideur de l enfer ou dans la hauteur da etel? Achaa répond qu'il ne demandera rien et qu'il ne tentera point le Seigneur*

c Maison de David ««coules, s'écrie le prophète, c'est pin pour vous délasser la patience dea hommes , il fout qoe voue laasiei encore la patience de mon Dieu. C'est pourquoi le Seigneur Dieu vous donnera un prodige : voilà qu'une vierge concevra el cul'anleiu un fils, et ce CIs sera appelé Emmanuel; il mangera le beurre et le miel, pour qu'il sache réprouver le mal et choisir le bien. Avant que ce fils soit capnhie de réprouver el de choisir, les deux rois que vous redoutez périront, i Ainsi Tavenir se révélait à Isaïe; cet Emmanuel qui doit naître d'une vierge porte plus haut et plus loin que les événements et l'époque

iU HISTOIRE DE JÉRUSALEM.

qui nous oocupeDt ici; c'est ITminaDiiel da salol da monde que découvre ainsi le fils d*Anios : à sept siècles et demi de dislance , il a vu le Messie !

Par roriire du Seigneur, le prophète prend un grand livre, il écrit dans ce livre à la manière des hommes : Enlève promptement les dépouilles, hdte-toi de ravager, t Et je pris pour témoins , poursuit Isaïe , le grand prêtre Urie, et Zacharie, fils de Banahias ; et je m^approchai de la propliélesse, et elle conçut et enfanta un fils, et le Seigneur me dit : < Donne-lui un nom« bâte*loi d*enlever les dépouilles • hàte-toi de mager. Avant que l'enfant sacbe nommer son père et sa mère, la force de Damas sert brisée , et les dépouilles de Samarie deviendront la proie do roi des Assyriens. Et le Seigneur ajouta en me parlant : Parce que ce peuple a rejeté les eaux de Siloé qui s*écoiileut en silence, et parce qu'il a mieux aimé le roi Rasin elle fils de iiomélias, le Seigneur amènera sur lui les vastes et violentes eaux du fleuve, le roi des Assyriens et toute sa gloire, et ce fleuve montera sur toutes ses rives, il débordera au loin, ot s en ira à travers Juda en inondant et lui viendra Jusqu'au cou , et , ses ailes se déployant toujours , le fleuve couvrira toute l'étendue de votre terre» à Emmanuel! (i) >

Avec de la foi, de la bravoure et de Tunion , avec un retour sincère à Dieu , d'où découlent l'énergie et la puissance, le peuple de Juda aurait écarté ces tempêtes; mais ce faible peuple avait perdu toutes ses conditions de grandeur ; il n^invoqoait plus que les devins et ne croyait plut qu'aux encbantemenis; il avait passé de la magnifique et gigantesque épopée de Jéhovah I Tétroite comédie des menteurs mystérieux s'enfermaut dans des grottes obscures.

Les rois assyriens qu'on ose attirer dans cette contrée où presque plus rien de grand n'est resté debout, ne la quitteront point sans avoir tout balayé. Au bruit de Tarri-

(I ) PropbéUe d*l«aîe, chsp. 7 et 8.

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