CHAPITRE XI. I4S
rée de Théglath ou Thëgatb-Pbahsar , It ligue des deux rois se dissipe ; Rasin court défendre sa ville de Damas ; il est Yaittcti et tué; le roi d* Assyrie dévaste Damas et transporte ses babitanls à Gyrène, dans la Cclésyric. En peu de mois, il enlève au roi d*lsraël les places syriennes conquises dans les derniers temps. Acbaz élait allé remercier à Damas le roi des Assyriens. Il ne crut pas pouvoir mieux lémoigner sa reconnaissance qu'en mîoranL les divinités des bords du Tigre; il avait vu à Daaias un autel, des sacriGccs à Tusagc des Assyriens, et avait ordonné au grand prêtre Uric d'eu faire un pareil à Jérusalem. Cet autel nouveau prit la ]>lace de raulcl d*aîrain élevé par Salomon ; la mer d'airain fui séparée des bœufs qui la soutenaient, et ces bœufs apparurent aussi dans le temple comme de nouvelles idoles. Toutes ces lâchetés i rréligieuses avaient pour but de se rendre favorable Théglath-Phalasar qui , venu à Jérusalem , ne dépouilla pas moins le temple et le [lalais el soumit le roi de Juda à un tribut.
Le roi Achaz finit par fermer le temple ; l'encens briîlait à Jérusalem aux pieds de loules les divinités étrangères. Mous avons déjà cité Aslarté, Moloch, Baal; ajoutez encore les Téraphins, dieux pénales, semblables à ceux que Racbel déroba à son père Laban ; Dagon , le triton philistin , el celte Vénus babylonienne dout les lei7i[)les, appelés Succolh BenoUi (lentes des filles), étaient des lieux i niâmes. Les dieux des nations encombraient la ville de David; un seul y manquait » celui au nom de qui s'était constituée la •puissance des Juifs, celui qui s'était rendu visible au milieu d*eux par cent victoires, et qui avait fait de leur histoire, toute de prodiges, quelque chose de nouveau se détachant des histoires humaines et flottant entre la terre et le ciel. L*embellissemenl de sou palais fut le dernier paaae-lemps d* Acbaz; la science égyptienne ou babylonienne l'orna d'un cadran solaire. Les restes d'Achaz auraient souillé la royale poussière de ses aïeux ; ils ne furent ' point admis dans les tombes vénérées.
Des jours meilleurs se lèvent sons le règne du jeune
HISTOIRE m n^RUSALEir.
Ézcchîas, fils cVun roi pervers. El laiulis que JërasalcTtt s'éveille à la religion des ancêlres, les dernier? coupf? tombent sur le royaume d'Israël : ia prise de Samarie par Salmanasàr esl la ruine de ce inalheareui Étal qui availi duré deux cent quarante ans et compté dixriieuf rois. Parmi ces princes < iélia transmit le pouroir dans sa fil'- Bille jnsqa*àla quatrième gériération ; hors de là , tons né rencontres k chaque règne qtie révolutions sanglaftlM atttônr du trône sorti d*biie réVolotion. Salmana^at emnitfaâ les dix tribus en captivité, ne laissant dans le pays que les laboureurs, les vignerons et les bergers, chargés de travailler au proKt des Assyriens ; plus tard, ce débris de peuple alla joindre les tribus captives; une colonie cuthéenne du pays des Mèdes remplaça les Hébreux dans k Samarie.
Celle colonie, instruite dans la loi des Juifs par des pr(Hres envoyés des rives de l'exil , fut rorigine des Samaritains , qui , tout en délestant les Israélites , ont conservé, à traverslesrérolnlions, le Pcntateoque écrit en caractères hébraïques; personne n*ignore que, depuis la captivité à Babylone, les Livres saints furent toujours écrits en caractères chaldaîques. Depuis la destruction de leur tetnplé sur le mont Garizin , les Samaritains ont roulé de fliisèl*e en misère t attendant le Messie et sachant pat quéU ilpm iU h reconnaîtront; on en troure encore ùtle centaine I Naplouse, et une cinquantaine à Gaza: Méprisés par les musulmans, les chrétiens cl les juifs, ils achèvent de mourir dans une pauvreté proverbiale en Palesliiië; tinc robe noire avec un im lsan rouge composent leur costume; ils prennriit des vôlemenls blancs pour aller à la synagogue. Le Samaritain, avec sa vie qui ne se mêle à rien , avec sa religion secrète et sa figure mystérieuse et sombt*e , a survécu à vingt-quatre siècles de bouleversemèiils et dè ruines. Il ëst des races pareilles à ces rochers du riiragfe que les flots de la mer battent sans cesse; les vagues , dans leur colère, rongent les rôchei<s, les perçënti leur enlèvent quelque chose de siècle eh siècle ; à 14 fin , apriNI des