‹ Histoire de JérusalemChapitre 59 sur 149 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

4 nom, vous le recevrez. > Admirables paroles d'uu sens fs^dwi et triste ! C'est qu'en ce monde la vérité est deati* née à trouver un plus difficile accueil que riinposture!

lésas rencontrait plus de loi parmi les Samaritains que parmi les Jttiii ; il guérit dti: lépreux qui lui avaient fait entendre leurs voix suppliantes ; neuf d*entre eux ne viennent pas même lui rendre grâce; un seul , après 8*élre montré au prêtre, comme Tordonnait la loi, s*est jeté aux pieds du Christ, et c'est nn Samaritain : c il n*y a que cel eiranger , dit Jésus , qui ait rendu gloire à Dieu (i).» Il reprochait aux Juifs de tenir leur cerveau fermé aux clartés éternelles, et leur prédisait que les gentils recevraient plus facilement la vérité ; il avail d'aulres brebis qui n étaient pas de cette bergerie, et ces brebis comprendraieiU ipieux la voix du pasteur,

It n'y a pas dN'loquence , pas de poésie humaine qui ait .le charme et la puissance du langage de Jésus dans sa prodigieuse simplicité; il se sert des images les plus ordi- * naires de la nature et de la vie pour annoncer les choses les plus nouvelles et les plus cachées ; toutes les merveilles du oiel» tous les trésors de rélernité passent par des discours «lue Fesprit d*un enfant peut saisir; on comme le Christ est venu pour les petits et les pauvres , il semble qu'il ait voulu parler leur langue afin de ipieir^ pénétrer dans leur entendement ; en même temps que Dieu se fait bomme et visible & tous , la vériié revêt une forme qui la rend universellement palpable, et c*e$t ainsi» on peut le dire, qu*elle éclaire tout homme venant au moràde. Chacun de nos lecteurs a présents à sa pensée bien des paroles et des discoiu s dont la reproduction serait inutile ici , et qui ouL popularisé aux deux bouts de l'univers des secrets et des doctrines salutaires que les plus iiers génies des anciens âges n'avaient point soupçonnés.

Quelle scène que la résurrection de Lazare, ce frère de Marthe el de Marie que Jésus aimait 1 < Notre ami Lazare

(1) Saint Luc, chap. J7, V4!r«* 18.

lilSTOÏHt: DE JEUUSALEM.

dort, je vais réveiller, ^ dit-il en quittant la vaUée de Jéricho pour venir à Bélhanie. Â la vue des deux sœars et des amis du mort qui pleurent , Jésus frémit dans soneifrU €t te tnmblâ UU-méme (i); il dcmaude où on a mis Lazare, c Venez et voyez, Seigneur, > lut dit-OD| et des larmes coulent de ses yeux : précieuses larmes qu*un ange recueillil sans doute 111 se troubla une seconde fois lorsqu^ii arriva à la grotte ou Lazare avait été enseveli, grotte qui s*oflQre aujourdlioî encore à la pieuse curiosité du pèlerin, et que nous avons visitée nous-méme. Quel moment solennel que celui où, la pierre du sépulcre]étantenlevée, lésus^ environné de peuple, se trouve en présence du cadavre déjà en putréfaction (s), lève les yeux en haut pour rendre grâce à son père de Tavoir exaucé, et puis, d*une voix forte (s) appelle Lazare, qui bîentdt sort du tombeau I € Plusieurs d'entre les Juifs qui étaient venus voir Marie et Marthe t nous dit l*Évangéliste saint lean, et qui avaient vu ce que lésos avait fait , crurent en lui. > Plusieurs Xuife et non pas Ions les luifs qui étaient là crurent à la divinité de lésus ! Ce cadavre en pourrilureétaii devenu un homme vivant. La grande v<^x ^ lésus avait Mt treseaitlir la mort dans son empire, et tous les témoins de cette merveille n'adorèrent point le fils de Marie !I Gelan*est-il point dans l'ordre moral une sorte de lugubre miracle?...

Le courroux de Jésus ciiassaut les vendeurs du Icmplc est bien le courroux d'un ]>ieu. Le Messie , dans ia sainte énergie de sa nature, repousse luviiiciLiemciil, éternellement, toute souillure , et la menace de ses regards fait fuir ceux i^ui Iraliquent au sancluaire. Les marchés de bélcs à Tusage des Juifs qui, des divers points du pays, venaient offrir des sacrifices, avaient été établis dans le portique extérieur du temple, pur un sa( i ik -c calcul des prêtres; là aussi avaient pris place les changeurs qui

(1) Évan^lede calDtlesn» chap. Il, ven. SS. [Tj /am/el^f. Saint Jean.

(5) f^oc9ma§n4> > •

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