‹ Histoire de JérusalemChapitre 65 sur 149 · CHAPITRE XVII. 28y · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII. 28y

rante siècles , les hommes ool versé sur les tombeaux des larmes sans espérances.

Si les consolateurs manquaient au genre humain autour des cercneils , ils lui manquaient aussi dans les pénibles luttes contrôla faim« contrôles souflTances, contre riniqaité. Pas tin coin de terre» pas un coin da ciel d*oà pàt venir une douce parole aux misérables mortels con* damnés aux tortures d*ici-ba5. L'aveugle loi du destin , sous laquelle ils se croyaient placés» était un tyran qui mettait sa joie dans les gémissements, les ruines, les funérailles : c'était le génie do mal se faisant le pasteur des hommes; c'était quelque chose de pareil à ce monstre dont nous parle le poète , qui dévorait dans son antre des créatures humaines. Les enfants de la terre s'en allaient comme des bétes de somme sous le bâton d'un farouche gardien , ou vivaient comme des esclaves trayaillant dans le domaine de celui qui les a achetés. Les clartés du génie sortirent de temps en temps du l'ond de cette masse huinâiiH', comme pour rappeler aux. oppresseurs que les mulliLudcs, parquées ainsi nu'un vil bétail, étaient des hommes, et que si la royauté de la force grondait sur leur tete avec la terreur de la foudre , il y avait une autre royauté, celle de rinteiligeoce , qui aimait à resplendir dans les rangs des opprimés.

Béni soit le christianisme, qui descen lil conimc un consolateur universel, qui changea chaque plainte en espérance, et fit des souffrances comme un cortège de jeunes immortelles chargées d'accompagner Tbommedans son pèlerinage vers Dieu ! Béni soit cet enseignement sublime par lequel les morts ne sont plus qi|e des absents ayant pris les devants dans Téternité ; enseignement divin qui nous montre dans le tombeau un grand révélateur, dans le trépas une transformation radieuse, qui, au lieu de briser les Hens du cœur, l'intimité des intelligences , les resserre et les rend plus forts , en lés affranchissant du poids corporel; enfin qui établit entre le monde visible et le monde invisible une communauté de

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Beotivento et de pensées dont le chsme est de Feitsse !

La langrte qui se parle au milieu des broyantes agitations de la terre ne pourra jamais redire les entretiens sacrés avec un père ou un ami chrétien , parti pour les demeures ëternélles : on Tassocie^ ses joies et 4 ses peines, on rinterroge et on l'écoute; la mort loi a donné un caractère auguste, qui lui assigne un rang parmi les esprits des cîeux, et nous loi demandons , sycc plus de conflance qu'autrefois, des conseils et son aide. Nous repassons en sa compagnie les jours et les éfénements évanouis, nous les apprécions mieux « nous les jugeons comme des hauteurs célestes. Si nous Finterrogeons sur les choses présentes, il nous semble lui entendre révéler d'importants secrets. Sa voix tant aimée nous arrive du séjour de la paix et de la lumière, et qudque chose des riions qu'il habite passe en nous : c'est un rayou qui traverse nos ténè* bres. 0 sainte harmonie entre nousetVamt qui n'est plus! Nous le plaçons partout dans notre vie morale, partout devant nous, autour de nous , dans la création. Esprit vivant au sein de Dieu , il a TinCni pour domaine : pourquoi ne le chercherions-nous point de fleur en fleur, de forêt en forêt, d'étoile en étoile, le matin, dans les premiers rayons qui s'élancent comme des flèches enflammées , et , au soleil couchant, dans les magnifiques nuages d'or qu'on prendrait pour la porte do paradis?

Le penseur qui aura le plus creuse le sol moral, qui aura le plus profondément réfléchi sur les misères de ce monde , comprendra le mieux Texcellence de la doctrine chrétienne et la magnificence des trésors que l'Ëvangîle nous a révélés. Pour avoir la mesure de l'immense bienfait de l'enseignement chrétien , il faudrait qu il fut possible de voir défiler devant soi toute la multitude des afflictions humaines. Hais est-il donné à l'ceil de quelqu'un d'entre nous de compter toutes les douleurs d'ici-bas ? Dieu seul, lui qui voit ce qui est caché dans les entrailles du globe et dans les mers profondes , connaît tous les maux , tous les supplices , toutes les agonies des cœurs mortels. Et si

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