‹ Histoire de JérusalemChapitre 70 sur 149 · CHAPITRE XViU. f · texte numérisé non relu

CHAPITRE XViU. f

ehrëlien, Étienne avait pa oonlempler le moiil des Olives, et peot*étre le ciel 8*ouTrit-îl.poer lui à ce même point d*azur qui s'était ouvert pour recevoir le divin Maître à l'heure de Fascension. Étienne moui ut après avoir demandé à Dieu grâce pour ses hourreaux, et avoir prié le Seigneur Jésus de recevoir son esprit. Il commence celle magnifique série de confesseurs de la foi qui ont trouvé un glorieux calvaire dans toutes les contrées du globe. L'auteur des Actes des ApSfres (i) nous apprend que rilluslrc diacre avait fait de f^jramls prodiges, et qu'il confondait par sa dialectique inspirée, la synagogue des affranchis (i), des Cyrénéens, des Juifs venus d'Alexandrie, de la Gilicie et de TAsie Mineure. Traîné devant le grand prêtre» son visage avait paru comme celui d*un ange. Le discours qu*il prononça dans rassemblée israélite était de nature à éclairer les juges , mais non point à leur plaire ; il noaa a été conservé dans les Àetes de$ Afôtn»; ce premier nonnmeni de IMloqaence ebrétlenne est vn résumé rapide de l*bîstolre des Hébreux • interrompu par ces paroles adressées aux juges t et qui Orent grincer leurs dents s c Têtes I dures, hommes inclrconds de ccBur et d'oreilles » vous c résistez toujours au Saint-Esprit , et vous êtes tels que f vos pères ont été. Quel prophète vos pères n*ont»il8 € point persécuté? Ils ont tue ceux qui annonçaient Tarf rivée du Juste, dont vous avez été vous-mêmes les de- I nonciateurs et les meurtriers. Vous avez reçu la loi par « le ministère des auges, et vous ne Tavez point gardée. »

La persécution frappe la naissante Église de Jérusalem; les fidèles se dispersent; quelques-uns reçoivent la mort dans la ville déicide. Les apôtres demeurent à Jérusalem ; celte première tempête passe à côté d'eux sans les atteindre. Les fidèles fugitifs vont dans la Samarie , la Phénicie , et jus^*à Ântioçbe; cpielques-uns se dirigent dans rile de

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(2) Uii uppelaii affranchU les QU des Juife que les RomaiDS avalent tut esclaves, et à qoi tti avaient rrada la Uberlé.

Chypre. La doctrine chrétienne recule rapidement ses fronlièrcs, et les orages profitent à sa gloire. C'ciaii aux Juifs d*abord que devaieuL s'adresser les prédications de cette foule de disciples répandus en Syrie.

 SCS premiers pas sur la terre, rÉglise rencontra Thércsic. Ihi homme de Samarie, Simon le magicien, s'était laiL une grande renommée; chacun dans le pays croyait * en lui et l'appelait ki grande vertu de Dieu (i). Témoin des prodiges qu'opéraient les apôtres de Jésus-Christ , il demande le baptême pour grandir sa puissance , et le baptême ne suftisant point à sou ambition , il désire m lieter le pouvoir de donner le Saint-Esprit par rimposilioa Jes mains. Pierre maudit Timpie qui prétend acheter le don de Dieu, et tout en l'exhortant à la [»énitence, il voit bien que Simon est dans un fiel amer ci dans le lien de ViniquUé.

Chassé des rangs chrétiens, cet homme, aidé d une élocutiou facile, d'une certaine science philosophique et surtout (l'un appareil prestigieux qui subjuguait les multitudes, se mit à courir le monde afin de prévenir les esprits contre l'Évangile, et d'enseigner aussi des doctrines de sa façon. 11 prêchait des txlravagLuices qui ne valent pas la peine de fixer ratleniion île l'iiisloire. Selon • lui , le monde n'était pas Touvragc de Dieu , mais de je ne sais quelle puissance inférieure qui u'avait accompli rien de bon; parpilié pour la r ire humaine, Dieu avait envoyé un Messie chargé de l'éclairer, et ce Messie était lui, Simon, du liouig de Gilto. Le révélateur samaritain avait pour femme une prostituée achetée dans les bazars de Tyr avec le même argent, dit Tertuliien, dont il voulut acheter l'Esprit saint: elle s'appelait Hélène ou Sénéié. Simon la faisait adorer tour à tour comme la belle et infidèle épouse de Ménélas et comme l'àme de l'univers. U baptisait avec l'eau et le feu , et, pour être sauvé, il fallait croire en lui et en Hélène I Sa morale n'était pas sévère, sa religion nlmposail aucun sacrifice; U annoa*

(I) Aclei é&t Ap6treSf oiiap. é<

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