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Comme il clait dangereux de lester | temps au mouillage, Murât prjl une détermina tion prompte: la Calabre était devant lui; l'his toire romanesque de cette contrée se présenti à son imagination : il ordonna de mettre à 1. voile et de se diriger vers Amanlca. D'après lëf ordres du général Franccschetti , Barbara avai pris à la remorque la barque où se trouvaicik' Courrand cl cinquante anciens militaires soi lesquels on pouvait compter; mais vers minuit^ au moment où l'on allait déltarquer, Courrani fit couper le câble qui tcoajt sa barque attaché! à celle de Barbara, et s'éloigna à la faveur déi ténèbres. On sut ensuite qu'il avait fait routi pour la Corse , en disant aux soldats que le rûï; étant dans l'intention d'aller iiTrieste, hii s ordonne de retourner en Corse.
La disparition de la balancelle de CouiTantf ayant causé la plus vive peine à Joacbim , le g lierai Francescbetti crut l'occasion fayoraU^ poqr le détourner de son projet de dejccndr danà'Ies Caiabres, et vit avec joie que le rois résignait à accepter l'asile que l'Autriche lai offrait. Dés ordres allaient être donnes poul faire route vers l'Adriatique , lorsque Barbad objecta qu'il manquait d'eau et de vivres , qu'il était nécessaire de mouiller dans quelque port pour faire li^ provisions nécessaires : il of-
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frit de s'embarquer sur la felouque de Cecconî et d'aller au Pizzo, où if se flattait de trouver tout, ce (Ju'il lui fallait pour arriver à Triestc. Murât y consentit, et comme il n'était plus question de débarquement, il fit jeter à la mer un sac contenant cinq cents exemplaires d'une proclamation adressée aux Napolitains.
^ Mais au moment où Barbara allait s'éloigner , il s'avisa de demander au roi le^ passeports qu'il avait reçus des puissances alliées, afin , disait-il, de ne pas être inquiété par les autorités du Pizzo. Joachim , surpris , refusa de se dessaisir de c(ss pièces importantes, et Barbara déclara qu'il n'irait point à terre sans les avoir. Habitué à être obéi , Fex-roi frémit de colère , et jetant un regard d'indignation sur le Maltais , il s'écria : « Puisqu'on refuse de m' obéir , je débarquerai « moi-fnême. » Il ordonna aussitôt à tous ses officiers de se niettre en grand uniforme , et fit •^irig^r les deux bâtimens sur le Pizzo.
£f abordant , quelques officiers ayant^^t un mouvement pour sauter à terre , il les l^imt en ^ leur, disant : « C'est à moi à descendre Te pre- <f mier. » Il s'élança alors sur le rivage, suivi par vingt-buit militaires et par trois domestîquie».
^ A, peine fut-il sur la plage-, qiie des marins , l'ayant reconnu , se^ mir^t'à- crier iwe Jha-
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cMni! Des cinieux accoururent et se joignirent à la petite troupe déliarqiu'e , tjiii marcha rapidement vers la grande place, dominée par le château.
Le S octobre était un dimanche, et, selon l'usage, les légionnaires de la commune se trouvaient à cette même heure réunis sur la place du Pizzo pour s'exercer au maniement des armes. Joachim crut que cette circonstance lui serait favorable : il s'approcha , et sa troupe , ayant déployé son drapeau, cria de nouveau cieele n»' Joachim.' JJn seul paysan le répéta; les légionnaires restèrent muets et froids. Ils l'avaient néanmoins reconnu ; mais l'audace de ?~on entreprise les rendit circonspecls. Joachim , ne pouvant s'arrêter an Pizzo, continua sa marche verS Monleleone, alors capitale de la province.
La grande route du Pizzo à Monteleone est pénible à faire, à cause des hautes coltines qu'il faut traverser à force de contours, et qui la rendent accidentellement fort longue. Joacoim, qui Je^is douze jours n'avait fait aucun exep' cice, marchait avec beaucoup de peine; il fut oblige de s'arrêter dans un champ d'oliviers pour y prendre haleine.
Pendant ce temps, un capitaine de gendarmerie , nommé Trentacapilli, réunit ses adhérens, enflamme le peuple qui s'était assemblé dans lea