‹ Histoire de Joachim MuratChapitre 103 sur 113 · CHAPITRE XXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXI

triche. Mais après ]e dîner ce général parut inquiet ; il parla yaguement d'une dépêche té-* légraphique qui était arrivée à la nuit toifnbante t • et qu'il n'avait pu comprendre. ^

Le lendemain y 12, octobre^ le colonel anglais Robwîsson , commandant }a. flottille anglo-sicilienne , fut présenté ^ Tex-roi par Iç général Nuua(}ante. Joachim témoigna le désir d'être * transporté dans la petite ville de Tropea , à trois lieues du Pizzo , pour y attendre la décision d? la cour de Naples. Nunziante ne voyait point d^ohstacles à ce voyage ; mais le colonel anglais lui ayant fait observer que dès l'instant où Texroi aurait mis le pied sur un bâtiment anglais

^ il ne serait plus à la disposition dû roi Ferdinand , IKunziante changea d'avis et déclara à Joachim qu'il ne pouvait le laisser embarquer sans un ordre de son souvei^in.

Pendant que le prisonnier du Pi^zo attendait avec calme la décision de Naples ^ les ministres ^ du roi Ferdinand étaient réunis en conseil per-

imanent , où ils fluctuaient entre mille détermi- ^ - jfi uations diverses: il^ s'arrêtèrent à la^ seule qu'ils . ' ''" auraient dû repousser, et décidèrent que l'cx- \ ' roi de Naples serait jugé par une commission • militaire comme ennemi public. Cet ordre fut transmis au général Nunziante par le télégraphe y et par plusieurs estafettes successives.

Le ciël était couvert , la route était longue \ on dut répéter plusieurs fois cet ordre , que les * f télégraphes ne transmettaient au général Nunziante que trcs-confusément : et comme le signe d'intelligence que Ton attendait si ardemment à Naples n'y arrivait point , on y était dans la plus pénible anxiété.

Le 1 2. octobre , on expédia au Pizzo le prince de Canosa : il suffisait de connaître le nom du messager pour deviner la nature des ordres qu'il portait.

Cependant le général Nunziante avait enfin compris les ordres que le télé^aphe lui transmettait ; mais dans Tespoir que la décision des ministres serait révoquée par les courriers par-, tis de Naples après la dépêche , il avait pris sur lui d'en suspendre l'exécution. Enfin , dans la nuit du i2 au i3 octobre , un courrier lui apporta un décret ainsi conçu :

Naples , le 9 octobre 181 5.

<( Ferdinand , par la grâce de Dieu , elc., elc; nous avons décrété et décréions ce qui suit.

u Art. 1^^. Le général Murât sera traduit devant une commission militaire dont les membres seront noiii- « mes par notre ministre de la guerre.

.< 2. Il ne sera accordé au condamné qu'une demiu h*îure pour recevoir les secours de la religion, i»

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