‹ Histoire de Joachim MuratChapitre 16 sur 113 · CHAPITRE Vîll · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vîll

mit un embargo sur tous les bâtimens anglais fini étaient dans les ports.

Quelque dure que fût cette sommation , la dté contraignit la cour de Naples à y sous- : la plus grande partie de rarraéé^applitaine quitta les États romains et se retira sur la frontière du royaume. M. de Lcvaschew alla négocier avec la reine Caroline , qui se détermina enfin à rompre avec l'Angleterre. Murât , satisfait , suspendit la marche de ses troupes , et un armistice fut signé le 6 à Foligno.

L*armée française conserva ses positioiîall occupant Torni , en suivant la Néra jusqu'à son emboucUhre dans le Tibre , sans outrepasser ces limites; les ports de Naples et de la Sicile furent fermés à tous les vaisseaux die guerre ou de commerce , anglais ou turcs y jusqu'à la paix défmitive entre la France et ces deux puissances. Le gouvernement français , qui yovlait se fapc des partisans dans le royaume îf^ Naples / fit stipuler en outre que tout tribunal de rigueuAfk- ^ y serait aboli sur-le-champ.

Les intérêts privés d'im grand nombre de prisonniers français furent encore l'objet de la sollicitude du premier consul , et un article spécial ^> de Tanuistice portait que le célèbre et malheu- ^ reux naturaliste Dolomieu , qui , depuis son retour d'Egypte, gémissait dans les prisons de

Naples où j|l puisa les germes d'une mort prématurée, serait rendu sur-le-champ.' » '

Murât était devenu le maître de Tltalie; sa brayoure sans égale et sa générosité , Téclat ^ÉÉÉt il s'eniijaronnait, plaisaient aux Italiens, tou)4Bv accessibles aux séductions de la gloire et à celles des sens. Bienveillant pour tous, et d'un commerce pleih de francïiise, Murât "s'était fait aimer de tous les peuples de Titalie. Le pape; que l'occupation militaire dés Napolitains avait justement blessé , regardait Murât comme sot! U>érateur, et voulut le voir pour lui témoigner sa reconnaissance. Murât se rendit à l'invitation du Saint-Père, accompagné seulement de quelques généraux, et laissa son armée à Ancône.

Cette démarche , que le tact le plus heureux lui aurait dictée quand même son caractère ne l'y aurait pas porté , accrut encore l'enthousiasme qu'il inspii|^it. Murât ,• fêté par les cardinaux ; re^t la b^QÛËictioii * du Saint-Père , auquel il ^porta , au n^n du premier consul , des paroles de paix et d'amitié.

Il y avait peu de temps que Murat était^ Rome lorsqu'il reçut l'invitation de se rendre à Naples, pour y recevoir les témoignages d'affection de ce mén^e roi dont il devait ensuite occuper te trône. Le souverain qui , seize aris plus tard , envoya par le télégraphe son arrêt de mort , lui

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