‹ Histoire de Joachim MuratChapitre 26 sur 113 · CHAPITRE. XII, 9jiT · texte numérisé non relu

CHAPITRE. XII, 9jiT

tous les points : ils laissèrent quatre cents* morte sur le champ de bataille et trois cents prison-^ niers. .

. . Ç^t échec accéléra la ^ retraite de Varioée ausn tro-THsse. Les ponts qu'elle avait coupés $ur ht rivière d'Ips furent prpmptement réparés^ ,[ . cA Murât continuant sa poursuite ^ arriva ^^: 7 nch vembre sous les murs de^ l^bbaye de.MoIck^ que Tempereur d'Autriche venait de quitter.

Deux jours après il était à Saint-Polten , et 4i" rigeait la brigade de cavalerie du général Sébastian! SUT Vienne.

Napoléon venait de porter son quartîer-gé-* néral à l'abbalÇre de Molck; Murât n'était plus qu'à quatre lieues de Vienne, entièrement év^fr cuée par les troupes ennemies , et le généra} Sébastîani attendait l'ordre d^entrer dans cette capitale. Un armistice fut aJors accordé au comte de Giulay, afin qu'on eût le temps de prendre les arrangemens nécessaires pour Toccupatioii de Vienne La capitulation fut réglée. immédiatement, et Murât entra le i3 octobre i8o5 dans la capitale de l'Autriche , dont il fit aussitôt occuper les principaux postes , ayant ses réserves sur les places publiques. L'ordre le plus parfait r<%na dans cette prise de possession : on eût dit un corps de troupes auxiliaires arrivant dans une ville alliée. La milice, bourgeoise, était sous

Vji FHEHlJ^RE PARTIE.

les armes, les habitans bordaient les rues. Apî^ " quelques heures , la confiance était si bien établie, que les vainqueurs et la population semblaient appartenir à la même nation. Napoléon se rendit lui-même à Vienne dans la soirée; mais il fit son entrée sans faste et sans appareil: ' il avait refusé tous les bonneurs que la ville voûtait lui rendre. Dans la même soirée, la cavalerie commandée par Murât avait passé sur la rive gancbe du Danube.

Deux jours après l'entrce à Vienne , Murât et Lannes était déjà à Hollabrunn où se trouvait l'arri ère-garde de l'armée russe, Morat l'ayant ■ fait charger par sa cavalerie, l'ennemi abandonna le terrain ; on lui prit cent voitures d'équipages toutes chargées.

Les deux généraux français se prctposaient de suivre cetavantage, lorsqu'un officier autrichien s'avança en parlementaire, et demanda qu'il fût permis aux troupes de l'empereur d'Allemagne de se séparer des Russes. Murât y consentit, dans l'espoir que cet acte de condescendance de sa part pourrait amener l'Autriche à demander la paix plus tôt. Quelques instans après, le baron de Wintzingerode , aide-de-camp général de a l'empereur de Russie , se présenta aux avantpostes français, et demanda à capituler pour l'armée russe. Une pareille proposjlion parais-

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