‹ Histoire de Joachim MuratChapitre 27 sur 113 · CHAPITRE Xlf · texte numérisé non relu

CHAPITRE Xlf

sait trop dans l'intôrét de l'armée française pour que Maral ne l'acceptât pas sur-le-champ. La capitulation fut signée dans la soirée même : urat consentait à suspendre sa marche sur la .oravic , et l'arnuîe russe s'eugageail à quitter aussitôt l'Allemagne par la rchte qu'elle avait prise pour s'y rendre. Murât envoya sur-le-champ cette capitulation à Napoléon^ qui ne l'approuva point, parce qu'il ne crut pas M. dcAVinlzingcrode suffisamment autorisé à conclure un acte |di était une espèce de traite. Toutefois il déira que si l'empereur de Russie , qui se trou- ,t en Moravie, ratifiait la convention , il était prêt à l'accepter lui-même. Napoléon avait trop de pénétration pour ne pas regarder la démarche de M. de Wintzingerode comme une ruse du général en chef russe , pour gagner du temps et recevoir les renforts qui s'avançaient de la Haute-Moravie.

Murât , qui avait traité loyalement sans supposer anx Russes aucune arrière-pensée , leur dénonça la rupture de l'armistice , et continua sa marche. Le i() novembre, à quatre heures de l'après-midi, les troupes françaises se trouvèrent en présence des Russes : les corps d'armée de Lannes et de Soult s'étaient réunis à celui de Murât. On voulait attendre le lendemain pour attaquer la position des Russes ; mais

Votr phehjère partie.

Murât, avec son impctuositL' ordinaire ,, ordonna de marcher à rejinemi. L'attaque fut vive et la défense opiniâtre; les Russes, ayant l'avantage de la position , reçurent le choc sans en être ébranles , et ce ne fut qu'après un combat opiniâtre qairavait dure jusqu'à onze heures du soir, que les Français restèrent maîtres du champ de bataille ; de dix-huit cents prisonniers et de douze pièces de canon. Dans cette terrible mêlce de nuit, Murât , Lannes et Soult avaient souvent payé de leur personne : il eût été difficile de réunir trois généraux plus braves ; aussi l'opiniâtreté des Russes, au combat de Guntersdorf , ne servit qu'à leur prouver que rien ne pouvait résister à des soldats français, commandes par de tels chefs.

Napoléon joignit Murât dans la matinée du 17 novembre, et porta le ntème jour son quartier-général à Znaïm, Murât continua à pour^ suivre l'arrière-garde russe : toutefois il y mît 1 moins d'ardeur dès que Napoléon lui eut près- 1 crit de laisser à l'empereur Alexandre le temps 1 de se réunir au gros de ses troupes. Le 20 no- ] vembre, le quartier- général des Français ëtail I à Brjjnn. L'armée française eut ordre de se con- j centrer eu avant de celte ville. Tout annonçaitT qu'il y aurait sous peu une bataille décisive. .

En effet, dès la fin de novembre, l'armée

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