‹ Histoire de Joachim MuratChapitre 28 sur 113 · CHAPITRE XII. 9jr · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII. 9jr

russe renforcée , ayant fait sa jonction arec les débris de Tannée autrichienne, avait commencé son mouvement pffensif. Napoléon , voulant l'attirer sur le terrain qu'il avait choisi , ordonna à Murât de se retirer précipitamment derrière Pràtzen , et ne fit nuH^ment inquiéter le ^rand mouvement que l'ennemi faisait.

• Le i" décembre , les armées étaient en présence, et les tirailleurs de Murât avaient échangé quelques coups de fusil avec les avant-postes austro^russes.

Comme il n'entre pas dans mon plan de décrire les batailles où Murât s'est trouvé , mais seulement Ja part plus ou moins grande qu'il y prit , je me bornerai à dire que la cavalerie sous ses ordres rendit les plus grands services à Ausr terlitz , d'abord en arrêtant la colonne de cavalerie que le prince de lichstenstein conduisait pour occuper la plaine entre Kruh et le cabaret de Lescb ; ensuite en contribuant à la défense de la position de Santon , et, plus tard, en se jetant sur la route de Wischau , où elle enleva la plus grande partie des équipages de l'armée russe qui filaient vers cette ville.

Après la bataille d'Austerlitz, Napoléoiypouvait achever la ruine de l'armée russe, au milieu de laquelle fuyaient les empereurs d'Autriche et de Russie ; mais il se refusa en quelque sorte à

la pensée dé faire prisonniers ces deux monarques , e* dès le 4 décembre il accorda tin armistice à Tempereur d'Autriche. Mais iWant-garde de Murât , n'ayant point été avertie de ta suspension di'armes , avait , dès }e matin , attaqoé les postes du général ai^trichien Kienmayer, et le prince Bagration , qui aj^yait ce général , s*étail replié derrière Cz^itsch. L'alarme se répandit au quartier-général autrichien. En ee moment arrivèrent les instructions de Napo*léon, et Murât, après avoir ri de Ja frayeur qu'ils venait de causer à l'empereur François , suspendit sa marche , et fit prendre position A ses escadrons à une delmi-lieue des avant-postes autrichiens. Ce fut là que Napoléon «t François II eurent leur première entrevu© , e* qoc fut conclu l'armistice qui termina cette étonnante campagne , ^ dans laquelle Murât cueiBit tant de nouveaux ïauriers.

Page 1