‹ Histoire de Joachim MuratChapitre 36 sur 113 · CHAPITRE XYI. tag · texte numérisé non relu

CHAPITRE XYI. tag

« nous des levées en masse qtd pourrcderU ^ter- <c mser la guerre. J'ai des partisans; si je me pré- « sente en conquérant, je n'en aurai plus,

a Lé prince de la Paix est détesté p^rce qu'on « l'accuse^ d'avoir livré l'Espagne à la France; « voila lé grief qui a servi à l'usurpation de Fer-, « dinând : le parti populaire est le plus faible.

« Le prince des Asturies n'a aucune des qua- jt; i< lités qui sont nécessaires au chef d'une nation; « cela n einpéchera pas que pour nous l'opposer « on n'en fasse un-héros. Je ne veux pas que l'on <c use de violence envers les personnages de cette ce famille : il n^est jamais utile de se rendre « odieux et d'enflammer les haines. L'Espagne ce a plus de cent mille hommes sous les armes. « Cest plus qu'il n'en faut pour soutenir avec « avantage une guerre intérieure: divisés sur « plusieurs points, ils peuvent servir de soulè- « vement total à la monarchie entière.

« Je vçtis présente l'ensemble des obstacles a qui sbnVinevitables; il en est d'autres que vous « sjèritîrez.' L'Angleterre ne laissera pas cchapce pér cette Qccasion de multiplier nos embarras; ce elle expédie journellement des avis aux forces « qu'elle tient sur les côtes du Portugal er dans <c la Méditerranée : elle fait des enrôlemens de ce Siciliens et de Portugais.

ce lia famille royale n'ayant point quitté TEs-

iZo PREMIÈRE PARTIE.

tf pagne pour aller s'établir aux Indes , il o'y a « qu'une révolution qui puisse changer Fëtat de « ce p^^ys; c'est peut-être celui de l'Europe qui « y est le ynoins prépatré : les gens qui voient les « vices monstrueux de ce gouvernement et l'ar « narchie qui a pris la place de l'autorité légale, « sont le plu6 petit nombre ; le plus graad noat- |k « bre profite de ces vices et de cette anarchie.

« Dans l'intérêt de mon empire je puis faire « beaucoup de bien à l'Espagne : quels sont les <c meilleurs wioyens à prendre ?

« Irai-je à Madrid? exçrcerai-je Taçte d'un « gnand protectorat en prononçant entre le père « et le fils ? 11 me semble difficile de faire régner « Charles IV ; son gouvernement et sou favori « sont tellement dépopularisés qu'ils ne se sou- « tiendraient pas trois mois.

« Ferdinand est l'ennemi de la France , c'est « pour cela qu'on l'a fait roi. Le placer sur le « trône sera servir les factions qui depuis vingta cinq ans veulent l'anéantissement de4a France, -ff Une alliance de famille serait un faible lien : <c la reine Elisabeth et d'autres princesses fran- « çaises ont péri misérablement, lorsqu'on a « p4les immoler impunément à d'autres ven- « geances» Je pense qu'il ne faut rien précipiter, « qu'il convient de prendre conseil des événe- <c mens qui vont suivre. Il faudra fortifier les

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