CHAPITRE XVII
Suites de Foccapation àe Madrid, lèvement du prince de la Paix, reine. ( 1808.)
Départ dt Fek>dhUtid. — Ert- Dcpart de Charles iV cl de h
MuBAT qui avait occupé Madrid contre le instructions de Napoléon , mais qui s'était crvi autorisé à cette entreprise par les événemens d'Aranjuez , et par les lettres pressantes du roi Charles IV et de la reine son épouse , se irou- Tait dans une situation fort embarrassante eilvers le prince Ferdinand : il n'ignorait aucune des cif constances qui avaient accompagné l'abdication du vieux roi , et ne pouvait , avant d'avoir reçu les instructions nécessaires de "Napoléon, s'expliquer quant à la reconnaissance de Ferdinand comme roi d'Ëspagtie. Ce fut alors que , dans le but d'éclairer Napoléon suBjj^'abdication de Charles , le grand-duc de Berg se décida à envoyer une personne de confiance à Aranjuez , afin de connaître les vrais sentimens du vieux roi. L'envoyé de Murât lui apporta, à
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son retour, la protestation de Charles IV, contre son abdication ; ce qui augmenta l'embarras de Mural.
Son incertitude et le retard qu'il mettait à se prononcer, inquiétaient et le prince Ferdinand, et ses conseillers, et la population de Madrid. Quelques rixes s'élevèrent dans les rues mêmes de la capitale entre des soldats français et des Espagnols : Murât fit tout ce qui dépendait de lui pour maintenir l'harmonie, Ferdinand désapprouva laconduite méfiante des Espagnole; mais les événemens se compliquaient tellement qu'une exploîsion était journellement à craindre.
Ce fut dans ces circonstances que Ferdinand, cédant aux instances de Murât , et à celles de quelques conseillers imprévoyans, se décidai quitter Madrid pour aller au devant de Napoléon , qu'on disait en route pour Madrid. Le 8 avril, il annonça sa résolution à ses sujets; le lendemain, il institua un conseil suprême de gouvernement, présidé par son oncle, l'infant don Antonio ; et enfin le! lo , il se mit en route pour ViWoria , où il arriva le i3. Ce fut dans cette ville qu'il reçut une lettre de Napoléon , dans laquelle il disait à Ferdinand : » 3e u désire causer avec V, A. R. au sujet de l'abdi- " cation de Charles IV; si le roi n'a pas été forcé « àcetactepar l'émeute d'Aranjuea, et s'il aété