‹ Histoire de Joachim MuratChapitre 4 sur 113 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

.plraîL tous les jours: il fallai'l avancer ou relier. I^a victoire seule pouvait, en lui ouvTant-l fes portes de l'Italie , offrir à l'armcc toutes les4 ressources dont elle avait besoin.

Mais l'Italie était défendue par les Alpes, pjir 1 des forteresses et par des armées trois fois pldsj nombreuses que celles de la republique. Du côtél des Français, il fallait suppléer au nombre par 1 la rapidité des marches ; à l'artillerie et au manque de cavalerie , par la nature des positions. Heureusement le moral des phalanges républicaines était excellent: c'étaient les soldats de la liberté , commandés par Bonaparte , ayant sous ses ordres Masscna , Augereau, Laharpe , Serrurier, Joubcrt, Stengel, Ménars, Gardannc, Leclerc, Dallemagne, Saint-Hilaïre , Rampon, Lannes, Murât, Bessières, Junot, Marmont, et tant d'autres guerriers dont les noms sont de- Tenus célèbres.

Le plan du général en chef était de tourner Alpes , de pénétrer en Italie par les sources le la Bormida, de surprendre les deux armées ennemies par des manœuvres inattendues, et d'étourdir les généraux sardes et autrichiens par des succès éclatans. En moins de dix Jours, le passage de l'ordre défensif à l'ordre offensif .s'opéra sans que l'ennemi s'en aperçût: Gênes fut

icnacée.

l6 ' PREMIÈRE PARTiE.

Il était bien difficile de se faire. remarquer dans cette jeune armce remplie d'audace et de patriotisme , et cependant Murât y parvint dès les premiers combats par une valeur que Ton ne pouvait s'empêcher d'admirer. Déjà il s'était distingué à Montenotte , à Millesimo et à Dégo; mais une occasion plus brillante lui fut offerte à la bataille de Mondovi. Le général Stengel y commandait la cavalerie française ; il chargeait pour la première fois l'ennemi en plaine , lorsque la mort vint le frapper. Le colonel du 21* dé dragons Murât, à qui le général en chef venait de donner le grade de chef de brigade, remplaça aussitôt Stengel dans le commandement de la cavalerie , chargea vigoureusement les Piémontais, et les poursuivit jusqu'à Mondovi, dont les immenses magasins tombèrent au pouvoir ,des Français.

<i Je dois encore vous faire connaître le chef de' brigade Murât, aide-de-camp du général Bonaparte, écrivait au directoire, après la prise de Mondovi , ce même Salicettî alors commissaire près l'armée d'Italie , que nous retrouverons , douze ans plus tard , ministre de la police et de la guerre du roi de Naples Joachim Murat; '^cet officier, toujours en marche contre l'ennemi , a constamment employé, dans toutes les occasions qui ont eu lieu , un courage

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