CHAPITRE PREMIBrA lS
mission d!!y rentrer ; des coupables reçurent leur gcàcp. Le peuple paraissait content de ^on nou- Teau roi ; la noblesse espérait ; le clergé se faisait, remarquer par son enthousiasme. '
Satinait de ia manière dont il avait été' accueilliv ibaciiim pressa l'arrivée de la reine son épouse et âe ses enfans : il avait alors , outre ses deux i fils y Achille et Lucien , deux jolies princesses V fltiaetitia - Josèphe , née le ^5 avril i8o3> et Louise-Julie-Caroline , née le 22 mars t8o5. Cette jeune et belle famille arriva à Naples le aS sepfembre, et y fut reçue comme TaT^ été le roi lui-même.
Pendant que la reine Caroline cherchait à se rendre populaire en se montrant tous les jours aa milieuides ^Napolitains , et en encourageant , par de fréquentes visites, le peu d-établissemens industriels qui existaient dans cette grande capitale, Joachim préparait en secret une expédition hardie dont le succès devait étonner et séduire les Napolitains. ^
Depui#près de trois ans les Anglais occupaient rîle de Caprée , et n'avaient rien négligé pour rejÉdfe inexpugnable ce rocher qu'ils appelaient le P^^' Gibraltar. Joachim sentait de quelle importance il était pour sa gloire et pour la liberté du commerce maritime , de chasser les Anfglais d'un poste où tous les malfaiteurs
EME PAHTIE.
et les brigands de terre -ferme trouvaient "uil asile sur, et où se tramaient tous les complots contre là tranquillité publique duroyaurae. Mais l'entreprise était périlleuse , et ne pouvait réussir qu'en y employant des hommes d'une valeur éprouvée. Quinze cents soldats , choisis parmi les grenadiers et les carabiniers de l'armée française et napolitaine , furent réunis dans la darse de Naples. Joachim leur donna pour chef le lieutenant -général Lamarque , les généraux Je brigade d'Eslrées et Pignatelli, et les adjudaas commandans Thomas et Chavardes. Ces troupes s'emharcjuèrent dans la nuit du 3 an 4 octobre, sur une flotille qui les attendait.
Le trajet fut assez heureux; mais la mef devenue houleuse retarda de quelques heures le débarquement, et les Anglais, qui ctatcnt dans la plus grande sécurité,' eurent le temps'' de se préparer au combat. Malgré le feu de leur artillerie, les embarcalions parvinrent à s'approcher du rivage. Le chef d'escadron Livron aujourd'hui général au service du viae-roi d'Egypte, fut le premier à débarquer, et le premier qu'atteignit le feu des Anglais. jQuoiqi douloureusement blessé à la maiiA il se fit si vre par une centaine de grenadiers qu'il avaj sur sa canonnière, et s'empara de la batterie la calle, dont la prise lui coûta une vingtaim