‹ Histoire de Joachim MuratChapitre 44 sur 113 · CHAPITRE PREMIErA 1S · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIErA 1S

d'hommes mis hors de combat. Les autres trou-* pes débarquèrent aussitôt, et, après avoir poursuivi les Anglais de poste en poste , elles gravirent les hauteurs d'Ânacapri , où elles firent huit, cents prisonniers. Le commandant anglais réunit alors, le reste de ses forces dans les postes fortifiés de Saint-Michel , de Saint-Gonstant , et du Fort majeur, où il attendit les secours qu'il avait dc^nandés.

Dans la nuit du 5 , les troupes franco-napolitaines descendirent l'escalier de six cents marches qui sert de communication entre la partie supérieure et la partie inférieure de^ Caprée. A la pointe du jour parurent en mer quatre frégates, deux corvettes, trois bricks, plusieurs canonnières et bâtimens de transport anglais, lesquels en bloquant l'île pouvaient faire échouer l'entreprise , par k manque de munitions et de vivres.

Mais Joachim qui s'était posté à la pointe de Campanilla afin d'observer les mouvémens de la divisio||. anglaise , ordonna sur-le-champ à quelques canonnières napolitaines de mettre à la voile pojjir aller tombattre Fescadrille ennemie 9 et prot|fier le transport des vivres et des munitions. Ce combat entre les deux flotilles fut très-vif; il eut le résultat que le roi espérait.

Toutefois, ce ne fut qu'après plusieurs jours

■ IIEUTIÈME VARTIE.

de travaux, pendant lesquels les troupes dépîôyt rent le plus grand courage, que le commandant anglais Hudson Lowe , le même qui a plus tard acquis une affreuse célébrité à Sainte- Hélène , capitula et remit aux commissaires désignés par le général Lamarque, les forts, les batteries, les armes et les munitions qu'il avait encore en son pouvoir. C'est ainsi que le Pettt-Gibrallar, dont tes fortifications coûtèrent plusiej^s millions à l'Angleterre, fut pris par urte poignée de braves moins nombreux que la garnison.

Une entreprise si audacieuse, exécutée avec tant de promptitude et de bonbeur, donna aux Napolitains une baute idée de leur nouveau 'roi ; car ce peuple peu guerrier aime néanmoins la gloire, et honore ceux qui savent braver les périls qu'il n'ose lui-même affronter. La prise de Caprée fut un grand événement , et Murât ne cessait de dire , faisant allusion à son titre de gi-and-amira! de l'empire : « J'avais besoin de ce « coup de canon pour assurer mon pavillon. »

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