CHAPITRE 11. « iBq
CHAPITllE 11.
Oi^ttifôtion cîvîle cl mîlîtaîre. — Expédition des Anglo-Siciliens
contre le royaume de Naples. ( 1809. )
PjiNBANT que Joachim s'occupait de l'organisation civile et militaire de son royaume, décrétant la mise en vigueur dans ses États du code Napoléon , autorisant une nouvelle banque nationale, donnant une meilleure direction à Vùisimction publique y organisant les légions de la garde nationale^ encourageant les arts et l'industrie , fondant des bureaux de bienfaisance , ouvrant un jardin des plantes, fixant l'état civil, et établisisant le système des levées par* la conscription, ^oucie dans sa rigueur ,»une effrayante éruption du Vésuve s'annonça comme le présage de la guerre terrible qui allait de nouveau ensanglanter legpntinent. Jamais^F Autriche n'avait mis sur pied des forces aussi considérables que celles qui se trouvaient réunies au commencement de 1809, pour entrer en campagne contre
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]a France. De son côté, Napoléon avait pris, avec son activité ordinaire , toutes les mesures qui pouvaient le mettre à même de soutenir avec succès la nouvelle lutte où l'engageait la politique anglaise.
ï^our la première fois depuis quinze ans. Murât n'était pas à côté de Napoléon ; pour la première fois, la cavalerie française ne le voyait pas à sa tête. Les dangers qu'allait courir s^ royaume le retenaient loin des rangs de la grande armée. Il savait que les Anglais faisaient de grands préparatifs en Sicile, et que, de concert avec la cour de Palerme, ils devaient profiter du moment ou Napoléon serait attaqué par les forces réunies de l'Autriche , pour faire une descente sur les côtes de Naples , soulever les Calabres et les Abruzzes contre les Français , et reconquérir ce royaume. Il était donc urgeri# de faire des dispositions pour repousser toute attaque. Les troupes françaises stationnées dans le royaume de Naples, et qui Amenaient de rétablir la tranquillité dans les Calabres et les Abruzsees, eurent ordre de se concentrer et d'aller occuper les côtes. En même temps Joachim s'occupait de l'organisation de l'armée napolitaine , qui avai^ été bien négligée. Murât n'avait trouvé, en arrivant à Naples, qu'environ seize mille hommes, mal vêtus, mal commandés et mal disciplinés;