CHAPITRE VI. igg
dans le bois, dans la crainte d*y trouver les Russes renforcés. Tout à coup Napoléon arrive et ordonne de marcher en avant. Les tirailleurs français se précipitent dans le bois et en chassent lés Russes. Â sept heures du soir le grand quartier-général impérial fut établi à Kukowiazi. Le corps d'OstermanA avait été tellement maltraité, que Je général en chef russe Barklay fut;Qbligéde Jbrraer une nouvelle arrière-garde, don^tt donna le commandement au générîii Pahlen. Dans ce combat Murât s'était de nouveau couvert de gloire. Au moment où sa cavalerie avait montré déThésitation,il avait tiré son sabre, et s' écriant : Que les brades me sidçentf il avait fondu sur les Kusses et les avait tailles en pièces. Un troisième combat eut encore lieu le lendemain; Mùrat yprit sa part or/linaire : à la tête de la cavalerie, il chargea des batteries que les Russes avaient établies à l'entrée d'un bois , et les força à' abandonner leurs canons , et: à se retirer derrière la Liitchesa Les deux armées campèrent alors vîs-â-vis l'une ,de l'autre , séparées seulement par cette rivière assez étroite, peu profonde, mais dont les bords escarpés formaient un rayin difficile à passer sous le feu de l'artillerie de la rive. Tout anrion-çait qu'une affaire générale aurait lieu le lendemain. Mais le général Barklay ayant été informé pendant la nuit que le général Bagration n'avait
aOO DEUXIÈME PARTIE.
pu forcer le débouché de Mohilow pour se rendre à Wîtepsk, et que rejeté derrière, le Dnieper, il se dirigeait sur Smolensk , Barklay résolut de se soustraire par une marche forcée à l'active poursuite des Français , et d'aller effectuer 'sa jonction avec Bagration. En conséquence , Tarmée russe quitta se^ positions pendant la nuit et dans le plus grand silence. Le 28 juillet , les Français passèrent la Lutchesa sur plusieurs points, et ne trouvèrent dans cette vaste plaine, que venaient de quitter cept mille Russes , pas un seul homme qui pût indiquer la route oue ces cent mille hommes avaient prise. Ce ne fut qu'après plusieurs heures d'incertitude que l^ cavalerie de Murât atteignit quelques pulks de. cosaques formant Farrière-garde ennemie. Certain désormais que les {lusses se retiraient §ur Smolensk , Napoléon établit son grand quartiergénéral à^Witepsk, et accorda quelques jours de repos à ses troupes. Murât occupa Rudnic et Nikowo, où s^ cavsgiçrie $e rpmit nn peu 4c;$ fà^ tigues qu'elle venait d'essuyer,