‹ Histoire de Joachim MuratChapitre 60 sur 113 · CHAPITRE VII. ail · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII. ail

teuses pour tous les deux , et les renvoya avec Tordre de s'entendre mieux à l'avenir; niais ils retournèrent à leur commandement avec leur A'îeille haine; et comme la guerre ne se faisait qu'à la tête des colonnes, ils se^JUi disputaient journellement. Ce fut dans ces dispositions que Murât et Davoust eiitrèrent en même temps dans Yiazma : les Russes venaient d'y mejktre le feu; ainsi, pendant que la cavalerie française se battait avec Tarrière - garde russe, l'infanterie combattait l'incendie , dont elle finit par se rendre maîtresse.

Les Russes avaient pris position au-delà de Yiasma , et s'étaient montres prêts à combattre. Aussitôt la cavalerie s'engage de part et d'autre , et l'infanterie dfivenant nécessaire .Murât se met lui-même à la tête d'une division de Davoust , et l'ébranlé pour l'entraîner sur ^'ennemi ; mais D^oust accourt et crie à ses fantassins d'arrêter : il blâme cette manœuvre , et la reproche hautement et durement au roi de Naples. Murât insiste en vain , son autorité est méconnue. Il envoie le général Belliard déclarer à l'empereur qu'il ne veut plus d'un commandement si contesté , et qu'il fauf opter entre Davoust et lui. Cette fois Napoléon s'emporte contre Davoust, et fait partir Bcrthier avec Tordre de mettre la divisipn Compans , qui avait été Tobjct de ce

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nouveau différend , sous le commandement immédiat de Murât. Le combat fini et le roi de Naples rendu à ses ressentimens y il court se cacher dans sa tente, où sa colère s'exhale au point qu'il saisit ses .^jpnes pour aller attaquer Davoust Mais le général Belliard l'arrête , lui oppose les circonstances , l'exemple gu'il doit donner à l'armée, les avantages que l'ennemi • retirerait de sa mort ou de celle de Davoust.^ Murât dévore son affront en versant des larmies de dépit , et monte à cheval pour suivre l'ennemi sur la route de Gjatz.

Le i" septembre , il n'était plus séparé de cette ville que par un taillis de sapins. La vue (les cosaques l'obligea de déployer ses premiers régimens; mais bientôt, dans son impatience, il appela quelques cavaliers, et lui-même ayant chassés les Russes du bois qu'ils occupaient, il le traverse et se trouve aux portes de Gjatz. A cette vue les Français s'animèrent , et la viUc fut tout à coup envahie jusqu'à la rivière qui la sépare en deux , et dont les ponts étaient déjà livrés aux flammes : le bazar qui se trouvait du coté de l'Asie était aussi en feu. Murât fit passer la Gjatz dans quelques embarcations, à gué , et même sur des poutres ; et le peu que l'on sauva des flammes , on le dut à son activité. l-.e quartier-général impérial arriva à Gjatz le

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