CHAPITRE III. 3J
derrières de l'ennemi afin de le tourner; ce qui fut exécuté avec autant de courage que d'habileté. Les débris de l'armée d'Alvinzi ne trouvèrent plus de salut que derrière la Piave , ou derrière les neiges du Tyrol autricbien , et le vieux maréchal "Wurmser fut enfin oblige de rendre Mantoue.
La reddition de ce boulevard de l'Italie mit le général en chef des armées républicaines à même de tirer une vengeance éclatante de la perfidie de la cour de Rome. Une division de dix mille hommes fut destinée à occuper les états du Saint-Siège.
Murât fit partie de cette expédition , peu glorieuse d'ailleurs, puisque les troupes du pape furent rompues et dispersées dans le seul coml>at livré au passage du Senio. Il fijt impossible à la cavalerie française d'atteindre celle du Saint Père , tant la fuite des troupes papales fut précipitée.
Le traité de Tolentino mit fin à la campagne au de 1796, etMuratfutenvoyé auprès de Pie YI, pour exprimer à Sa Sainteté toute l'estime et la ■rénération du général en chef pour sa pcr-
mne.
Ainsi Murât , qui n'était alors rien moins que
m catholique romain , fut chargé d'aller complimenter ce même pontife que, peu de jours.
a8 PREMiÈaE PARTIE.
avant, on faisait figurer d'une manière si indigne de son caractère, dans un ballet qu*un chorégraphe français avait mis en scène au théâtre de Milan.
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