CHAPITRE XX
« Il n'existe plus en ce moment un seul individu 4c cetteftrme'e qui n'aiit reconnu son erreur : ^ je pars pour aller les rejoindre , car ils brûlértt. du désir de me revoir à leur tête. Ils m'ont t^us conseryd leur affection , aiji^isi que toutes les autres classes de mes sujets bien«àimés. Jie a^ai point abdiqué ; j'ai le. droit de reconquérir ma couronne, si Dieu m'en donne la fotceetles moyens. Mon existence sur l0 trône de Naples ne pourrait pi«s être un qfiotif de crainte', car on ne pouronplus me soupçonner de coifrespondre secrètement avec Napoléon, qui est à Sainte-Hélène. L'Angleterre et l'Autriche pourront aa contraire retirer de moi (juelques avantages, qu'elles espèrent en vain du souveraih qu'elles ont misa nia placé sur lé trône de^aples.
«c Je me livre à ces particularités < M, Màc^ roni , parce que c'est à vous que j'écris. Votre conduite h mon égard , votre réputation et votre nom , vous dut donné des: droits à ma fran^ chise et à mon estimle. V#us ne pouvez mettre aucun obstacle à mon départ , lors même que vous en auriez le désir; car. lorsqu'on vous remettra cette lettre , j'aur^ii déjà fait bien du chemin vers ma destination. Ou je réussirai dan» mon entreprise , ou je mettrai un terme à mesinfortunes en perdant la vie. Mille fois j'ai méprisé la^ort en combattant pour ma patrie :
baldî et Battistini. La felouque du patron Cec- . coni était destinée à porter les ordres. Deux cent cinquaate hommes en tout, tant militaires que marins , se trouvaient sur cette flottille au moment de son départ. Joachim avait compté sur un plus grand nombre de militaires, dont il avait agréé les of&e& de service { mais ils furent détournés de leur projet par le chevalier Carabelli le soir même de l'embarquement : le général Ottavj était de ce nombre.
A une heure après minuit , u)Qâ||kip de canon fut le signal du départ : Joachîm s'embarqua, ^t 1^3 voiles fureat aussitôt déployées. J'ai déjà dit que la garoiison de la citadelle d'Ajaccio s'était déclarée pour l'ex-roi : elle donnait de ^aves inquiétudes au commandaDit , car on enlienâait souvent dire, aux soldats, que . le {iremier qui oserait tirer sur les gens de Murât recevrait ' uoe décharge dans les épaules ; mais , dès L'instant que Joachiia^ fut parti, le cominandanl dit à sa troupe qj^'il é||^t. temps . de penser! à st Xjàtltxe ai l'abri des soupçons du^goui^eraiement : en conséquence on chargea le& ca«ioQS à boulet en à mitraille , et IToa fit semblant de tirer sur la: petite flotté, qui était déjà borsdef portée.
Sur la route d'Ajaccio à Bastia fssA un défile étroit: qui peut être considéré comme les Th€^ moi^yks entre la Corse méridioïiale fl^a Corse