CHAPITRE XX!. SGg
septentrionale. Joacihim avait ordonné à $e§ partisans de l'occuper, et d'empêcher qui que ce fût dp le traverser pendant les trente premières heures de son départ de l'île. M. Maccroni même ne fut point exempté de cette consigne. Par ce ihoyen , le capitaine Bastard ne put être informé du départ de Joachim que qua- ^ rante heures après. Il mit à la voile en toute hâte; mais sa i^égate ne put atteindre l'expédition , qui, avant dû relâcher en Sardaigne, se trouvait avOT. fait fausse route.
Ainsi , le projet l<Vjplus téméraire qui eût jamais été conçu n'avait éprouvé aucune entrave jusqu'au commencement de son exécution ; et Murât, plein d'espoir, courait à sapferte avec une ardeur et une joie qu'il faisait partager à ses ha(sardeux compagnons.
Oif a souvent demandé , et l'pn demande eitcore comment Fex-roi de Naples avait pu s'aventurer, avec de si faiibl|^ moyens, dans une cjotreprise que le moindre obstacle pouvait faire échouer , et qui , dans ce cas , devait lui coûter la vie , ou , au moins , la perte de sa liberté.
Pour répondre à cette question , il me suffira
^ de reproduire ici les explications données par le
général Coletta dans «on opuscule intitulé : JR>c-
chifaitiA Giaicchino Murât II s'est chargé de
combattre tous les bruits aussi absurdes que
perfides qui avaient cté rç|^ndus à Napies ; il ne me restera rien à ajouter aux conclusions de ce gênerai , qui a bien connu et bien iugé l'exroi de Napies.
« Les hoAmes qui expliquefat les choses extraordinaires au moyen de quelques formules banales , telles que la trahison , l'ambition , la cupidité, assurent , dit le général auquel j'emprunte ces explications, que les ^mis de Murât, nouvellement esclaves d'une noi yrille politique par ambition et par avarice , s'étSlRleoncertés avec les ministres de Nap^ pour rappeler Fexroi et lui préparer son tombeau. On disait alors que plusieurs lettres lui avaient été adressées pour le tromper sur le mécontentement qui ré- ' gnait dans le royaume, et pour lui donner la certitude qu'il en était l'objet ; qu'on l'avait
' assuré que les peuples de la Galabres'éfcdent insurgés , et se battaient contre les partisans du nouveau gouvernement; que toute la troupe était pour lui , et mule autres mensqpges fallacieux et excitatifs. Ou ajoutait enfin, que le nègre du roi, Otheflo, porteur de ces réponses» avait été arrêté par la police, qui s'était emparée de ses lettres , et l'avait mis en prison au secret. » *
« Ainsi doncî , s'il fallait en croire Me propos
. insensés^ le gouvernement désirait queSoaehim