‹ Histoire de Joachim MuratChapitre 95 sur 113 · DEUXIEME V\R · texte numérisé non relu

DEUXIEME V\R

L'ié arrêté aussi aisément qu'il le t'uti' Aurait-on pu l'emprisonner , et lui domier la mort avec autant de facilité ? Beaucoup de sang aurait été répandu avant qu'on se fut rendu maîti'e de sa personne et de ses partisans. Et <juel est le ministre qui aurait ose conseiller à son roi d'afironter tant de périls? Je n'eu vois aucun parmi Ceux quicomposaient le miiristère de i8i5; un projet aussi téméraire ne pouvait pas même germer dans l'imagination la plus inconsidérée.

" Les ministres furent tcllementftarmés en apprenant l'arrivée de Joachjju , qu'ils n'osèrent pas rendre cette nouvelle publique ; et cepcndaut ils connurent en même temps et son débarquement et son arrestation. I^e plus grand secret entourait le ministère ; les ordres et les avis volaient de télégraphe en télégraphe. Un des ministres avait déjà proposé de faire arrêter les muratisles les plus distingués. Il n'est donc nullement probable que ceux qui craignaient autant le lion'encbainé et moribond, voulussent l'appeler et le combattre pendant qu'il était libre et plein de vigueur.

« Le rapport du ministre au roi , renipU de jactance et de fausse pompe de police, ne fut donné au public que le ig octobre , c'est-à-dire six jours après l'exécution du malheureux Joacliim; son débarquement et sa mort furent con-

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