‹ Histoire de Joachim MuratChapitre 96 sur 113 · CHAPITRE XXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXI

nus en même temi^*} et, ni avant , ni depuis , il ne fut plus quesflah de lui. Il n'est donc pas juste d'accorder au ministère \dL gloire duncoi^ (T^tyW la perfidie d'une haute trahison.

« Après avoir combattu les impostures répandues sur le compte des ministres , il me reste à examiner si les courtisans et les généraux désignés par la malveillance comme les agens des mianœuvres ministérielles, n'ont pas été accusés aussi légèrement que les premiers. Puisque je viens de JÉouver que le ministère n'a point attiré Joachim dan^jg royaume de Naples, cette seconde accusatidô^ombe d'elle-même; mais j'admets le contraire , et je vais examiner^ la prétendue correspondance qui a dû attirer Jba* chim dans. le piège supposé.

tt II faut d'abord remarquer que, dans le mois de mai i8i5, plusieui^ hommes d'Etat et plusieurs générauxrquittèrent le royaume de Naples, et que , parmi ceux qui y restèrent , il n'y en avait pas beaucoup qui fussent dans la position de pouvoir écrire à Joachim et de mériter, sa confiance.. Quelque facilité qu'il eut à croire les bonnes nouvelles , le courtisan qui lui avait montré de la froideur pendant les dernières périodes de son rcigne , et le général qui avait mal seoâ dans la dernière campagne , n'avaient plus le droit de lui inspirer de la confiance et de

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lui faire prendre une résolution aussi hasardeusei Quelques-uns seulement powaient le tromper; el on doit les cherclier plutôt dans l'armée que parmi les courtisans.

«Une pareille perfidie de leur part devait avoir un motif. Honneur, réputation, reconnaissance,, et tout autre sentiment noble étaient foulés aux pieds ; il n'y avait plus pour eux ni gloire passée,* ni espe'ranccs futures : un acte d'infamie aurait tout détruit. Quel pouvait être le fruit de tant de sacrifices ? *

« Les généraux , disait-o^ voulaient être conserves dans leurs postes émii^ns.MaisneVélaâeatils. pas par la convention de iCasalanza? et un. traité solennel n'offrait-il pas plus de garantie qu'une obscure trahison ?

« Les ge'néraux attendaient de l' m'ancement. Quel avancement pouvaient espérer des hommes arrivés aux premiers grades militaires:' Et quel est celui des généraux de Joachim qui ait eu de l'avancement ou un emploi équivalent depuis i8i5? C'est précisément après la catastrophe du Pizzo que les généraux napolitains furent tous mis à la queue de leurs classes, parce qu'on voulut favoriser les généraux venus de la Sicile ; et c'est à la même époque que le système de réorganisation de l'armcuréduïsit leur solde au minimum.

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