CHAPITRE XXll
Contrariétés que Murât éprouve au moment de débarquer. — Il
est abaudonnc par la majeure partie de sa troupe , et se décide à
se rendre à Trieste. — U change de dctennî nation et abqrde au
^PisKO. — Scmcorcestation. — Traîtemens qu'on lui fait subir^
V Pendant les prenfferes vingt- quatre heures ,. le vent fut favorable à la petite flotille qui portait Murât et ses compagnons 1; mais dans la seconde nuit du voyage ^ un coup de vent jeta toifs ces petits kàtimens sur la côte de la Sardaigne , où ils manquèrent de s'échouer. Ce ne fut pas sans peine que #arhara parvint à les réunir à Vile déserte de Tavolara. Enfin , après huit jours d'une navigation assez incertaine, la petite Qotte arriva, le 6 6ctobre au soir, sur lÂA^Ôtes de la Calabre cilérieure , à trois lieues de distance de Paola. Le commandant Barbara 01^ donna l'extinction des feux , afin d'ôtcr toute espèce de soupçon sur sa destination , et prescrivit de^ servir de pierres à feu pour signaux. Le vent soufflait de la tcrre|^ et obligeait les hi^
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timciis à louvoyer pour se maintenir dân^ rade de Paola , mais il devint si violent au milieu de la nuit, qu'il les poussa tous en pleine mer et les dispersa.
Le 7 , à la pointe du jour , le bâtiment < montait l'ex-roi se trouva seul. Dans la matinée il fut rejoint par celai du patron Cecconi , et* I tous les deux mouillèrent dans la cai' Lucido. Cecconi fut aussitôt détaché ponr aller à la découverte des quatre bâiimens égarés; en même temps le roi ordonna au chef de bataillon Ottaviani d'aller à teirre avec un marin pour y prendre des renseignemens : ils y furent arrêtés.
Joachim avait formé le projet de débarquer aux environs de Salerne ; il voulait d'abord occuper cette ville, et réunir sous ses drapeaui les nombreux dépôts d'ofliciers et de soldats de son ancienne armée qui s'y réorganisaient continuer ensuite sa marche sur Avellino sand le moindre retard , briser les télégraphes qu'il auraiï rencontrés , organise? des soldats et dcJ partisans, parcourir ainsi la plus grande partie des provinces du royaume sans s'arrêter nulle part; gagner, par la célérité de ses manœuvres, trois ou quatre journées de marche sur les Au-, trichiens qui auraient pu le suivre, et, se pi-çsenter devant Naplgs dès que le nombre de ses