SAINT THOMAS
Les peintres ont l’habitude de reléguer saint Thomas aux derniers rangs des apôtres. Néanmoins saint Marc lui donne la huitième place ; saint Luc , la septième ; les Actes des Apôtres et le canon de la Messe , la sixième. Si les peintres semblent avoir assez peu d’estime pour cet apôtre, on peut soupçonner que c’est à cause de son incrédulité à la résurrection du Sauveur. Ils se trompent aussi sur le genre de martyre qui couronna sa vie ; il est pourtant bien facile de se renseigner sur ce point ; le Martyrologe romain nous apprend for-
mellement que saint Thomas fut percé d’un coup de lance : Calaminae natalis beati Thomœ aposloli, qui Parthis, Médis , Per sis et Hircanis Evangelium prcedicavit ac demum in Indiam perveniens , quum eos populos in christiana religione instituisset, regis jussu lanceis confixus occubuit. Calamine est la ville indienne que les géographes et les indigènes nomment Méliapore.
Un fait entièrement apocryphe , et dont les peintres doivent se garder, c’est celui de la ceinture que la Sainte Yierge , montant au ciel , laissa à l’apôtre saint Thomas, à cause de son incrédulité.