‹ Histoire de JouvenetChapitre 86 sur 141 · BEAUTÉ DE JÉSUS · texte numérisé non relu

BEAUTÉ DE JÉSUS

Le peintre doit donner au Sauveur une grande beauté extérieure , soit dans la face , soit dans la stature , soit dans toutes les formes corporelles ; non cette beauté molle et lascive qui fait l’admiration des personnes mondaines et sensuelles, mais la beauté virile qui consiste dans la grâce et la dignité. — On n’a pas de meilleur modèle à suivre que le portrait tracé par Nicéphore. L’historien Eusèbe atteste avoir vu une statue de Notre- Seigneur que fit l’hémorrhoïsse guérie par le contact de son vêtement. C’est vraisemblablement quelqu’un de ses anciens portraits que copie Nicéphore Calliste dans le passage suivant de son Histoire ecclésiastique , lib. I, cap. 40 : « Fultu vivido, dulci, egregio, non rotundo neque acuto, sed aliquantum longiore ; cujus color ad triticum accederet , modica fuscedine rubescens. Statura septern palmarum, oculis fulvis cum aliquo nigrore splendescentibus, venustis et acribus. Superciliis nigris nec valde reflexis, barba (lava nec admodum demissa. Coma subflava prolixiore, ad occipitium leniter déclinante. Naso aquilino, collo sensim declivi ita ut non arduo et extento nimium corporis statu esset ; per omnia denique suce Genitrici similis. » —

Ce que quelques Pères ont dit de la difformité de Notre-Seigneur d’après le passage d’Isaïe : N on est species ei neque décor , doit s’entendre des souffrances de sa Passion (1).

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