PRISE DE BISSEUIL PAR LES LIGUEURS
Nous n*avons pas en France une seule localité, si minime qu'elle soit, qui n'ait son histoire, ou du moins à laquelle 00 ne puisse rattacher quelques faits curieux et parfois importants. Mais ces faits, il en faut chercher la trace, non point dans les souvenirs des hommes de notre temps, mais les aller arracher aux poudreuses archives disséminées au loin. Mu par le désir de recueillir quelques notes sur le passé de Bisseuil, je m'adressai à M. Tabbé Ferdin, homme d'étude et d'érudition, et que je savais très-zélé,
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trës-curieux des choses de sa paroisse. Je ne doutais pas qu'il n'eût bien des renseignements à me fournir sur son église, sur les anciens seigneurs de Bisseuil et peut-être même sur la forteresse que la tradition disait avoir autrefois défendu les abords du pays. Voici ce qu-à ce sujet notamment voulut bien me répondre M. Fabbé Ferdin :
t Je me fais un plaisir, Monsieur, de répondre aux in- < téressantes questions que vous m'adressez... Pour ce « qui concerne le château de Bisseuil, je dois vous dire « qu'il n'en existe aucune trace. Tout a disparu. J'ai ques- € tionné à ce sujet un vénérable vieillard de 86 ans, qui « m'a répondu n'avoir jamais entendu parler de ce châ- € teau. Cependant un litre de propriété que j'ai trouvé a entre les mains d'un de mes paroissiens, parle d'une a tour dont une partie est enclavée dans un jardin et « l'autre située sur un terrain communal. Cette tour a été € vue par levieillard en question et ses fondations doivent « être encore intactes. La question serait de savoir si « cette tour appartenait ou non au château. Le terrain « sur lequel elle a été bâtie est situé à la partie basse « du village, tout près du rivage de la Marne. L'an der- « nier, dans une opération de déblaiement d'un terrain « situé à la partie haute du village, on a trouvé quantité « d'ossements humains : et non loin de ce terrain, tou- « jours dans la partie haute du village, en creusant une « cave, on a trouvé une espèce de souterrain assez pro- € fond... Serait-ce là quelque vestige du château ? Je n'o- « serais le nier ni l'affirmer... »
Voilà où en étaient, il y a quelques années, à Bisseuil, les notions historiques du pays. Les si précieux recueils de la Bibliothèque nationale nous en ont fourni davantage, sur l'époque de la Ligue, notamment. Les documents qui suivent nous ont paru mériter les honneurs de la reproduction. — C'est d'abord une sorte de manifeste des Ligueurs de Reims qui, sous les ordres du capitaine Saint-Paul, s'étaient rendus maîtres de Bisseuil et en avaient expulsé les troupes
du Béarnais. Ce factum, imprimé^ mais d*ane grande rareté, nous fait connaître les principaux personnages qui dans l'un et l'autre parti, fort divisés d'opinion, s'entendaient merveilleusement pour le pillage et la ruine du pays.
LA DEPPAITE DES TROLPES HUGUENOTTES ET POLITIQUES EN CHAMPAGNE PAR LE SIEUR DE SAINGT-PAUL
Ensemble la prise de Bisseuil et la honteuse retraite du baron
de Thermes.
A Paris, chez Didier Millot, près la porte Saint-^acques, M.D.LXXXIX. Avec permission (1).
Comme les ennemis de Dieu et du Royaume de France, mesmes ceux en estans naturels, et au cœur diceluy, ont de longtemps estimé que la province de Champagne estoit la plus faible, pour y faire entrer les estrangers , Et par ce chemin tascher selon leur project, k plus aisément et mieux pouvoir ruyner les Princes Lorrains (Supports de Droict et Equité ; Pilliers anciens de l'Eglise Chrestienne et Catholique) Ils se sont asseurez sur Tayde et secours de ceux de Sedam et James, et des pernicieux conseils de La Noue. Aussi ont-ils encores tasché (mais en vain) à séduire les fidèles Catholiques de Reiqis. Et ayant assemblé quelque partie des Nobles du Pays, desvoyez de leur devoir : Se sont d'avantage par les Simulations, Abus, Hypocrisies et Apostasies de dlnteville, forcément emparez de Chaaions, (ville néantmoins bien Catholique) et fait en sorte qu'on deust penser que le Tout-puissant meist en oubly la promesse qu'il a faite à ses serviteurs : Néantmoins, ainsi qu'il a accoustumé, Il a fait que le sieur de Sainct-Paul s'est rendu le maistre de la campagne vers Reims, Rhetel, ChaaloD ; et a, au nom de Dieu, besongné en telle sorte qu'ils ont esté contraincts penser à leur conscience.
Car s'estant le Sieur de Sainct-Paul saisi du Chasteau de Landève, an pays de Rhetelois, duquel celui à qui il appartient est Huguenot, voire à la face et malgré l'effort de Tourteron (Gentil-homme du pays, de la maison de Grand-Pré), sorty de Chaalon, et envoyé exprès
(1) Nous suivons pour cette pièce l'orthographe et la ponctuation ie l'imprimé.
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par dlnteville. Après y avoir ledit sieur de Saint-Paul fait rafflnûftchir ses gents, durans six jours. Il résolut s^en retirer et encores qu'il fust le plus foible, attaquer courageusement ledit Tourteron et Vandy, jusques à les faire sortir des lieux prochains dudit Grand-Pré, où ils se tenoyent comme en embuscades, ne voulans perdre Tasseuranee des subiects et villages du Comté de Grand-Pré. Icy, par une petite digression, nous dirons quel est ce Vandy. Il a esté page de feu Monseigneur le Cardinal de Guise, a receu beaucoup de courtoisies deluy, et après avoir esté des fuyards en Tarmée conduite par le Duc de Bouillon, en Tan 87, voyant qu'il ne pouvoit se remettre sur le pied sinon par l'hypocrisie (coustumière à telles gens] Il s'est retiré à Reims ; où après les serments solennels et accoustumez de la profession de foy, Il avoit juré encores sur icelle, particulièrement à Messeigneurs de Guise et Cardinal, de ne porter jamais les armes contre l'Eglise Catholique, ains qu'en leur tant sainte affection il les assisteroit de sa personne, de ses biens et de ses amis.
Et deslors à cause de son hypocrisie, si bien faincte et simulée, Mondit Seigneur le Cardinal le remonta de deux ou trois pièces de bons chevaux, et feit en sorte qu'il rentra paisiblement en pleine iouyssance de ses biens.
Or Sainct-Panl les voulant charger, et de fait ayant ja attaqué l'escarmouche, luy qui est bien advisé, aguerry et mieux résolu, congneissant qu'il avoit ja perdu cinq ou six de ses gents, n'en estant demeurez que trois de la part de Tourteron et Vandy, et qu'il estoit besoin user de ruse et stratagemme de guerre, Recula quelque peu : Et feit tant dextrement ceste retraitte, que bien tost après il se trouva plus fort que devant, et à la barbe de ses ennemis. Lesquels remplis de grand orgueil, pensoyent des-ja avoir gaigné une belle bataille : Mais il les remit en pleine campagne, entre Reims et Neuf-Chastel ; où s'ils eussent eu envie il y avoit bien occasion de prendre les qualitez de vaine gloire, et non de chanter le triomphe auparavant la victoire. Le peu de cœur qu'ils eurent, et se sentans eslongnez de leur fbmîer, n'estans dressez à combatre en belle plaine, congnoissans, l'asseuranee de leur ennemy, furent cause qu'ils tournèrent vaillamment le dos, }a cavallerie abandonnans légèrement leur Infanterie, picquans à toute leste, vers Neuf-Chagtel, dont ils s'asseuroyent avoir l'entrée libre et à propos, et y finir leur course, se sauvans delà la rivière d'Aine : Ce que facilement ils eussent fait si le Sieur de Longueval (meilleur fauconnier qu'homme de guerre, ne ressentant en rien la magnanimité de ses prédécesseurs) qui estoit renfermé dedans ledit Neuf-Chastel n'eust esté désireux de se monstrer vaillant, comme ceux qu'il devoit recevoir : Car leur fermant les barrières et se trouvant pesîe-mesle Iii
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mière entredenx, joua très-bien à barre seure, et voulut inger des coups (comme compétant) d'on bord de la rivière à l'autre, sans vouloir aucuDement leur permettre rentrée audit Neuf-Chastel, pour ne mettre la personne d'un si grand juge en péril ; ne se souciant que pouvoit devenir Tourteron, son cousin. Ce qui fut cause qu'aucunes dc« trouppes dudit Tourteron et Vandi, aymans autant mourir sur le bord de la rivière, comme dedans, attendirent le choc, et partie d'iceux se jetterent ded^s Teau, d'où peu se 'sauvèrent. Et les autres mieux montez, donnèrent à toute bride, qui ça, qui là, pendant que leurs compagnons n'avoient recours qu'à crier mercy : En sorte que pour ceste fois il en demeura, que morts sur la place, que noyez, iusques an nombre d'environ deux cens ; La pluspart desquels estoyent gents sortis de Sedam. Et durant que ces ieux s'achevaient, le Baron de Thermes, avec l'Infanterie eut tout le loisir de gaigner le haut et de s'aller ranger dans Bisseuil, trois lieues près de Chaalons : ou s'estans fort bien retranchez, ils s'asseuroyent (pendant qu'il tiendroyent bon là dedans, et qu'il estoit impossible de les y pouvoir forcer. Mais le dit sieur de Sainct-Paul, poursuivant sa poincte, sans luy donner gueres de loisir, s'achemina audit Bisseul : Et Messieurs de Reims l'ayans secouru de trois pièces de canon, salua ledit Baron de Thermes, avec iceux, et Festonna tellement qu'il eust bien désiré estre chez luy en plus grande seureté : A cause de quoy il n'eust plus recours qu'à la miséricorde, qu'il espéroit dudit de Sainct-Paul ; et demanda à parlementer avec luy. Ce qui lui fut refusé pour ce coup, afin de luy faire trouver meilleur : Et enfin après que trente de ses soldats furent tuez dans ledit Bisseuil, il supplia à mains joinctes (cela est vray) que Von les voulust prendre à composition. Sa requeste, tant dévote, luy fut accordée, à la charge qu'ils sortiroyent tous sans armes, la baguette blanche en la main ; Et que de deux mois ils ne porteroyent les armes contre l'union des Catholiques.
Apres ceste composition, plusieurs soldats se sont retirez en leurs maisons ; autres se sont mis avec le Sieur de Sainct-Paul, jurans fidélité, de combattre pour l'Eglise Catholique : Et autres, qui sont Huguenots ; et les chefs mesmes, qui ont tous été nourris parmy la perfidie et sustentez en icelle, se sont retirez avec d'Inteville, et recommencent contre leur foy à vouloir faire la guerre comme devant. Si est-on bien asseuré, neantmoins, que la pluralité des habitans de Chaalon, vrais Catholiques, ont fort à contre-cœur les mauvais déportemens du dit d'Inteville ; lequel, a son bôneur, en voudroit ja estre dehors.
Voilà ce qui s'est nouvellement passé en Champagne entre les Catholiques du Sieur de Sainct-Paul, et les Hérétiques de d'Inteville, Pieu fera par sa grâce qu'ils recongnoistront leur faute, et que \e%
catholiques de Chaalons jetteront ce tyran hors de leur ville, et s'uniront avec TEtat Catholique de France, ainsi que font de jour en jour toutes les autres villes.
C'est ici le lieu de dire quelques mots de ce Saint-Paul (ou Saint-Pol) qui, durant la Ligue, joua un si grand rôle dans rhistoire de notre pays, et que les biographes ont négligé de faire connaître. « Le colonel Antoine de Saint- Paul mit au service du chapitre et de la ville de Reims son expérience, et ses régiments. Ce gentilhomme, né en Brie et élevé dans la maison de Guise, avait été le compagnon, Tami, le confident du Balafré. Après la mort de son maître, il avait été nommé membre du Conseil des Quarante et lieutenant-général de Champagne, en Tabsence du jeune duc de Guise, prisonnier à Blois. Appelé à Reims, Saint-Paul se garda bien de brusquer la situation : il se rendit en Argonne. De ce pays rude et fertile, sortaient les plus bra^res des royaux. Occuper les villages et ruiner les châteaux, c'était faciliter les levées des seigneurs, empêcher celles de l'ennemi, enlever leurs meilleures troupes à La Noue et à dlnteville ; c'était rompre toute communication entre Châlons, Sainte-Menehould et Sedan... L'arrivée des capitaines Mandricart, Geoffroiville, Castagnol et de Panges, avec leurs régiments, de Verpelle, Arban et Artigoty, avec cinq cents cavaliers lorrains, permettant de prendre l'offensive, les troupes de Saint-Paul occupèrent Landres et Moritfaucon, puis Neufchâtel et Bisseuil, grâce à Tassistance des Rémois (i). » — Nous aurons occasion dans les pièces qui suivent de voir souvent Saint-Paul en action, c^r si parvis licet componere magnis, on pourrait lui appliquer ces paroles du poëte chansonnier:
. . . .quand la pauvre Champagne Fut en proie aux étrangers, Lui, bravant tous les dangers, Semblait seul tenir la campagne...
(1) La Réforme et la ligue en Champagne et à RevmSj E, Henry, p. 127,
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Reprise et capitulation de Bisseuil*
Voici maintenant la revanche des royalistes — la reprise de Bisseaii par le duc de Nevers, gouverneur de Champagne, Louis de Gonzague, qui malgré ses alliances avec la maison de Guise, suivait le parti au roi.
Capitulation^ de Bisseuil.
Ce qui a esté accordé aux capitaines et soldats estans dans Bisseuil.
Ce qui a esté accordé par Monseigneur le duc de Nivernois aux capitaines et soldats estans dans la ville de Bisseuil.
Monseigneur de Nivernois, gouverneur et lieutenant général pour le Roy en Champaigne et Brye, en attendant que Monseigneur le duc de Rethellois, son fils, ait acquis l'expérience requise,
A accordé aux capitaines, lieutenans, enseignes et soldats qui sont dans la ville de Bisseuil, qu'ils sortiront de la ville avec leurs épées, harquebuzes, la mèche estelnte, et qu'ils pourront emmener leur bagage, autre que celuy qu'ils auroient pris en ladite ville. Aussy leur a promis et promet, sur »sa foy de prince, de les faire conduire en toute seureté à deux lieues de ladite ville, jusques proche les bois allant à Reims, sans qu'il soit fait aucun tort ny desplaisir à leurs personnes armes et bagages, et ce sur la promesse qu'il luy ont faite de ne porter plus les armes, eux ny lesd. soldats qui sont avecq eux, contre le service du Roy et de Monseigneur de Nevers, durant toute l'année prochaine, que l'on comptera mil cinq cens quatre vingt unze, tant en sond. gouvernement de Champaigne et Brye que celuy de Nivernoys, et ce sur peine d'estre chastiés criminellement comme perfides. En outre ont aussy délaissés à Monseigneur les enseignes et tambours qu'ils avoient, pour témoignage de la gracieuseté dont il leur a usé, de laquelle ils le remercient très humblement. — Fait au camp devant led. Bisseuil le XXVII" jour de décembre 1590.
S'ensuit la promesse faite par les cappitaines et soldats estans dans led. Bisseuil.
Nous soubzsignés cappitaines, lieutenant et enseignes estans dans la ville de Bisseuil, après avoir remercié M. le duc de Nivernoys, gouverneur et lieutenant général pour le Roy en Champaigne et Brye, de la capitulation qu'il luy a pieu de nous accorder, luy promettons en foy et parolle de soldats et gens de bien et d'honneur, tant pour nous que pour les soldatz qui sont avecq nous, de ne porter les armes contre le service du Roy, ny de Monseigneur, durant l'année prochaine mil
â38 ÂfiBAYS D*AVBNAY
cinq cens quatre vingt onze, tant au gouvernement de Champaigne et Brye que cellni de Nivernols; nous soubmettans, nous et nos 8oldatz,aa cas que nous fassions autrement, d'estre déclarez perfides et comme tels chastiez. En tesmoing de quoy nous avons signé la présente de nos seings, en lad. ville de Bisseuil ce XXVII* décembre 1590.
Frison, Lebourq, Petié, De la Ga^de, Combscbose, Jbhah, LoRET et Rolland.
Suit un estât détaillé des soldats qui étoient dans la ville, tant sem les cappitaines cy dessus que autres.
27 Décembre 1590.
Nous soubsignez. Capitaine Lieutenant et Enseignes estant dans la ville de Bisseuil, après avoir remercié Monseigneur le duc de Nivernoys, gouverneur et lieutenant général pour le Roy en Ghampaigne et Brie de la capitulation qu'il luy a pieu nous accorder, hiy promectons en foy et paroles de soldats et gens de bien et d'honneur, tant pour nous que pour les soldats qui sont avecque nous, de ne porter les armes contre le service du Roy ny de Monseigneur, durant Tannée prochaine mil V* IIllXX nnze, tant au gouvernement de Ghampaigne et Brie, qu'en celui de Nivemois : Nous soubmectant, nous et nos soldats, au cas que nous ferions aultrement, d'estre déclarés perfides et traictez comme telz. En témoing de quoy nous avons signé la présente de nos seings : en lad. ville de Bisseuil ce XXVII* décembre mil V« quatre vingt dix.
Signé : Petié, Rolland, Combegrose, Laoarde, Jehan, Loret.
Estât des Compagnies de gens de pied qui sont sorties de Bisséul, qui ont dit estre sous la charge du s*" de Bourg m* de camp.
Premièrement : les soldats de la compagnie du s' de Bourg, maistre de camp :
François Duval, de Bourbonnois; Jehan Collicques, de Montborran ; Claude Daulphin, de Pontlarty; Pierre du Mans, de Forest; Jehan Viard, de Balus; Antoine Lestraict, de Sermeze; Claude Taschon, de Lhospital; Pierre Anthoine, de Montiuçon; Guy François, de Lorraine; Jehan Dimont, de Vaulx; Jehan l'Espagnol, dud. lieu; Pierre Gallois; Nicolas Dubois.
Les soldats de la compagnie de Bourg , sergent major : Le s' de Bourg, sergent major ; Combat Crose, lieutenant; Lagarde, enseigne; LaBauve, de Rouant, sergent; La Chaulme, deSt-Erme,
APPENDtCË! 28d
eâpoftil; Noël Tîtortel, de Maubert; Fleurant Barle, de Montdidier; Gaspard de la Mothe, de Marseille ; Jacques Ribier. de St-Pourcin ; Jehan Ravignel, de Reims; Jehan Grégnet, d'AngouImois; Pierre Boullon, de Sillery ; Loys Damours, d'Estampes ; Jacques Rainequourty de Nourroy ; Jehan Georgin, de Besne ; Jehan Reynart, dud. Besne; Jehan de Brene, de Jandun; Jehan Gart, de Besne; Marin Clerc, de Bacqueville ; Nicolas Perse, de St-Martin des Champs ; Jehan Rouet, d'Aumalle ; Loys Bonnet, de Nanthouillet ; Esmé Georget, du Plessis aux Tourelles ; André Courtsamba. de St-Erme; Jehan Ro, de Premery ; Jehan Robin, des Enelles; Jehan Durand, de Lamballe ; Jehan Moreau, de Loches ; Loys le Gris, de Germigny ; Jacques Lorlardeau, de Maubye; Marquetin, Irlandoys.
Soldats de la compagnie du capitaine Charité :
Jehan Imbert, sergent ; Jehan Oumay, de Tours ; Gilles Mangin,* de Maizières ; François Lestandart, de Gonesse : Nicolas Thibault, de Crévecœur ; Claude Prévost, de Melay ; Christophe Théon, de Soissons ; Preigne Pierre, de Marie ; Anthoine Verjus, de Tournon ; Jacques Petit, d'Anet ; Jehan Lemoyne, d'Aumont ; Jehan Henry, de Tramery; Philbert Maubert, de Nouveau; Jehan Petit, de Sae; Pierre Dernay, de Noion; Nicolas Pierre, d'Ary; Jehan Maigny, d'Andelot; Pierre Salvat, de Bâillon; Pierre Miche, d'Estampes; Christofle Narneau, de Romigny ; Jehan Didier, de la Fère ; Pierre du Halde, de Biscaye.
Les soldats de la compagnie du capitaine Langeron :
Abraham Musart, sergent, de Lion ; Nicolas Louys, du Chesne ; Nicolas Brisart, des Ardeaux ; Gueriu Pionnier, dit la Court, de Berron ; Pierre Leclerc, de Cannay ; Toussaint Duchesne, d'Arles ; Hubert Leclerc, d'Allenduy ; Pierre Hébert de la Forest, de Lion ; Rollin Hullon. delà Besaie; Toussaint Langlivert, dé Vandy; Jehan Guiot, de Semuy ; Hubert Bredouillât, de Berron ; Jehan Robillat, du Chesne; Jehan Pierre, de Bourg; Jehan Leclerc, du Chesne ; Mathieu Videler, de Besme ; Henry des Marests, de Roches ; Jehan Bart, de Chastillon ; Collet Louvet, de St-Denis ; Nicolas du Bois, de Soude sur Oyse ; de Jehan du Mont, de Vaulx ; Pierre Gallois, de Pont Faveregez.
Les soldats du capitaine la Carre, absent, et n'y a lieutenant n'y enseigne.
Jehan Pierrot, dit la Fleur, de Pouilly en Lorraine ; Guy du Buisson, de Nogent le Sec, près Rouen ; Nicolas Davaux, de St-Dî-
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sier ; Christophe Tour-de-Bac, de Pont Faveregez ; Françoîs Audîn, de Neufville en Lorraine. ; Jehan Rouissart, de Diviaiulle. Le reste de lad. compagnie est à St-Dizier avec le capitaine.
Les soldats de la compagnie du capitaine Loré :
Jehan Loré, dit le capitaine: La Fontaine, lieutenant dud. capitaine Loré, commandant à icelle compagnie, au dit Bisseul, en son absence:
Ëstienne Lamy, dit la Jeunesse, enseigne ; Pierre Ribal dit la Place, sergent ; Jehan Abraham, dit St-Jehan, caporal ; Nicaise Dubois ; Jehan Collignet, dit la Chaussée ; Pierre Phelipot dit la Place; Pierre Mâsseau, dict la Pierre; Nicolas Micheau, dit la Rose; Anthoine de Saulce, dit Lorme ; Pierre de Parte, dit Lorenge ; Rogier Rayon, dit du Bourget ; Anthoine Bourguenel, dit le Bourg ; Pierre Bessart, dit la Planne; Berthellemy Godart, dit Cadet de Coussy; Nicolas Favreau, dict Juninville; Mercier le Gentil, dict Saulce- Champenoise ; Claude Animent, dit des Couleurs ; Pierre Grand, dit Montmarin ; Thomas le Gros, dit de Gret ; Bertrand Rohardin, dit Davel; Jehan Carbonneau, dit Laverdure; Jehan Vincent, dit la Cousture; Mathieu du Breuil, dit la Tousche; Pierre Tiercelet, dit la Roche; Claude Drouet, dit des Rameaux; Eustache de Brie, dit la Grange ; Jacques Barisy, dit la Forge ; Le Baron ; Pierre Promect, dit Hault-appetit ; Jehan Feutre, dit de Feuille; Jehan Collinet, dit de la Taille ; Arnault Boileau, dit Lescarmouche ; Simon Petit Bled, dit le Cadet-violon; Nicolas Laurent, ditLassault; Nicolas Reteau, de TEslang; Jehan Francourt, de Signy-le-Petit ; Anthoine Dacy, de la Neufville, en Tirache ; Aymé Garnier, dudit lieu ; Artus Jacques, de Maligny, en Tirache ; Christofle Laurette, de Saint-Michel ; Fiacre de Jodil, dit Coing, de Saulce-Champenoise ; Nicolas Clément, dit Argent- Court, de Martigny ; Pierre Latour, dlrson, en Tirache ; Anthoine Mathieu, de Wartigny : Nicolas Lescaille, de Saint-Michel ; Jehan Rolland, de Dauphiné ; Anthoine Réval, de Leuze,^n Tirache ; Pierre d'Omont, dudit lieu ; Jehan le Jeune, de la Neufville ; Pierre Gallet, dudit lieu ; Jehan Robinet, de Signy ; Jacques le Jeune de la Neufville; Jehan de la Porte, de Leuze.
Irlandais de ladite compagnie : Ferdinand de Hirlandoys ; Veydc Nivel ; Davelle Lourbin; Morheau Voris ; Denis Lorel; Vorelle Poulin ; Aydeman Real ; Denys Carel ; Jodechel Valis ; Douel Rel ; Brinan Pradel ; Horle Marsel ; Raulin Cauhors ; Robert Habart ; Padric Rovel ; Aris Assas ; Maryan Norche.
Les soldats de la corr^jpagnie du capitaine Frison : Jehan Frison, d'Espernay, capitaine en chef, — il n'y a point de lieutenant ny d'enseigne ; — Pierre Baudet, de Vaux-Montreuil,
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sergent ; Jehan Robert, de Vernon-sur-Seine ; Arnoul Bourin, de Novy-ies-Moynes ; Nicolas Nepveu, dit des Jardins, dudit lieu ; Nicolas Marroye, de Puisieux ; Jehan Baille, de Vaux-Montreuil ; Pierre Chemin, de Troies ; Jehan Poussin, de Malloue, en Tirache ; Jehan Baudar, de Puisieu ; Pierre Boussiron, de Monstreuil-Bellay ; Henry Peschevart, de Vaux-Monstreuil ; Guillaume Forcery, dudit lieu ; Jehan Thinault, dudit lieu ; Jehan Taille, de Lausselle ; Nicolas Gelu, de Puisieux; Gilles Conault, de Vaulx-Monstreuil ; Nicolas Imbert, dudit lieu ; Thiery Glépoinet, dudit lieu ; Noël de Sem, de Gou-sur- Ayne ; Jehan de Theul, dit la Haye, de Gorny : — Gilles Moreau, dit la Montaigne ; Dubois, La Marche : ces trois sont absents et malades.
Les soldats de la compagnie du capitaine Mttssan :
Polyte du Ghemin, dit la Reigle, son lieutenant, commande à icelle compagnie en son absence ; Pierre Richard, dit la Rose, sergent ; Jehan Henry, dit la Barre, aussy sergent ; Jehan le Maistre, dit Ohampaigne, caporal ; Julien Frespelier, dit la Porte, aussy caporal ; Olaude Francart, dit Ghampaigne; Jehan Orbigny, dit Ghampaigne; Jehan Petit, dit la Plume ; Jehan Denizet, dit le Gadet ; Pierre la Hamée; Jehan Manceau; dit la Pointe ; Jacques Loiseau ; Jehan Perdre, dit la Verdure ; Michel Moreau, dit Lespine ; Nicolas du IBouschon, dit la Jeunesse ; Jehan Valus, cadet de la Vigne ; Pierre Oufort, dit la Folie ; Nicolas La Fosse ; Jehan Maignen, dit la Tournelle ; Jehan Gourya, dit du Ghesne ; Michel Forest, dit du Ghesne.
Les soldats de la compagnie du capitaine Baron :
Le capitaine La Forest (borgne), son lieutenant, commandant à icelle ea son absence ; Jehan Ficot, dit Gurk ; Jehan Martin, dit la Bruyère ; Oésar de Nemerz, dit la Roze ; Jehan Bellault, dit la Rue; Henri Fournier, dit la Pensée ; Jehan Berlin, dit la Fontaine ; Daniel le Blanc, dit le Cadet ; Pierre Martelon, dit la Pierre ; Pierre du Ru, dit Malcontent ; Nicolas Tronquet, dit la Fontaine ; Jehan Proie, dit la Treille ; X^icolas Joubert, dit du Ru ; Glément Ghamberlan, dit Gompiègne.
Les soldats de la compagnie du capitaine Pétré :
Jehan de Pétré, capitaine en chef de la Tirasche ; Gharles Rolland, ^e Dauphiné, lieutenant ; Thomas d'Aubenton, de Rumigny, enseigne ; Jehan Gery, dit la Rose, de Saint-Michel, 'en Tirache, lieutenant; l^icolas Vieille, dit la Rosée, de Saint-Michel, caporal ; Loys Bruttin, de la Neuville, en Tirache, caporal ; Jehan de Richefort, caporal ; Jehan de la Forge, de la Neuville, en Tirache, caporal ; Jehan Smart, de Wartigny, en Tirache, caporal ; Glande Personne, de Mussy-Lévesque,
app'* ; Jehan Tissy, de Signy-le-Petit. app" ; Gilles le tlusche, du dit Signy ; Nicolas Desmoslins, d'Enleure, en Tirache; Allain Profict, de Saint-Michel, en Tirache ; Jehan Merové, de Fonze, en Tiraebe ; Pierre Bugestie, de Signy ; Ëstienne de la Haye, de la Neufville, audit pair de Tirache ; Michel Lambert de Rochefort ; Pierre Boary, de la Neufville ; Jehan Rodeau, de la Neufville au Toumeux ; Jehan Noizet, de la Neufville, en Tirache ; Nicolas Girelot, dudit lieu ; Nicolas Desmarest, de Saint-Michel ; Jehan Duvivier, de la NenfVille, en Tirache ; Pierre Champaigne, de Signy ; Michel de Broy, de la Neufville ; Anthoine Pellejou, dudit lieu ; Hector Pion, dn(Ût lieu ; Anthoine du Quesnay, de Leuze, en Tirache ; Pierre Duberlan, de la Neuville en Tourneu ; Claude Maucon, dudit lieu ; Claude Doyen, de la Neufville, en Tirache ; Gobert Moreau, de Saint-Michel, en Tirache; Jehan Panneau, dudit lieu ; Jehan Daix, dudit lien; Antbdne Brugnon, de Roguevent, en Tirache ; Pierre Foucquet, dudit lieu ; Jehan Besnart, de Saint-Michel ; Jacques Carbon, dudit lieu ; Axh thoine Arnoult, de la Neufville, en 'tirache; Jehan de la Corde, dudit lieu ; Robert de Bray, d'Avy, en Tirache ; Nicolas Boullanger, dé Wartigny, en Tirache ; Pierre Buinon, de Villiers devant la Conr ; Nicolas Thonnelier, de Leuze, en Tirache; Jehan Daubenton, dudit lieu ; Gilles Au tin, d'Aubenton ; Jehan le Grand, de la Neufville^ dit Lestang ; Jehan La Planne, dit le Cadet de la Plane ; Estienné de la Jou, dit la Vallée ; Jacques Varlet, dit Parisien ; Nicolas BfA* leau, dit la Montagne ; Anthoine Mauroussin, dit la Croix ; Jouston Legier, dit la Ferdelle; Poncelet Tourtebete, dit du Jardin; Jehan Oilivet, dit Espérance; Augier la Claie, dit la Craze; Guillon du Petit, dit la Brie ; Jehan Moret, dit la Chambre ; Nicolas de Laune, dit Brunel ; Gabriel Cappriz, dît la Lune ; Pierre Gérault, dit te Marre; Jacques Martin, dit la Rose ; Pierre de Masses, dit le Cadet | La Montaigne ; Jehan Loys, dit la Saussaye.