A mon cousin le duc de Nivemois
1592. De Ghaalons, 15 juillet.
Mon cousin, j'ay aujourd'huy receu vos deux lettres du xiu* ; mais je ne les ay peu entendre, parce que nous n'avons pas vostre contre-chiffre. Je partiray demain et me rendray à Suippes, pour aller au devant de vous, estant nécessaire que nous soyons ensemble le plus tost qu'il sera possible. Je réserve alors à me resouidre de ce que nous aurons à faire. Vous verres plus tost que moy mon cousin le duc de Bouillon, qui vient de partir ; il vous dira quel est Testât de mes affaires. Je n'ay encore icy arrivée aulcune des troupes de ce pays que j'ay mandées, et les attends de jour à aultre. La reveue des .premières n'est poinct encore faicte. Pendant que je suis icy, je fais solliciter un chascun et advancer tout tant qu'il m'est possible. C'est ce que je vous diray pour ceste fois : sur ce, je prie Dieu, mon cousin, vous avoir en sa saincte garde. Escript à Chaallons, ce xy« jour de juillet 1592.
Henry.