‹ Histoire de l'Abbaye d'Avenay (volume 2)Chapitre 46 sur 100 · FORGET · texte numérisé non relu

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4. — A mon Cousin le duc de Nivemois. 1592. Du camp de Suippes, 17 juillet.

Mon cousin, j'ay tant faict que je suis party de Ghaalons et venu trouver mon armée en ce lieu. Je iray demain, si Dieu plaist, ioger ii Sonppy (1) et m'advanceray encores dimanche trois ou quatre lieues

(1) Sompy ou Sommepuy, au nord de Suippes,

APPENDICE ââl

plus avant, au lieu que vous me manderés, s'il en estde besoing, pour favoriser vostre passage. Je vous prie, mon cousin, faisons diligence et nous hastons de faire quelque chose de bon, ce pendant que la saison est belle, et que Testonnement est parmy nos ennemys. Rosne a rompu la sienne, et a desparties {sic) ses troupes par les garnisons, de sorte que personne ne nous empeschera de bien faire, si nous voulons ne perdre point de temps. Attendant de vos nouvelles, je prie Dieu qu'il vous ayt, mon cousin, en sa saincte et digne garde. Escrypt au camp de Suippe, le xvii* juillet 1592.

Henry.

RuzÉ.

5. — A mon coifsin le duc de Nivernois. 1592. Du camp de Suippes, 18 juillet.

Mon cousin, je vous escrivis dès hier au soir, comme je m'en allois

coucher à Sonppy, où je vous prie me faire sçavoir de vos nouvelles.

Présentement viennent d'arriver icy les charrois qui portent de la

pouldre et balles à Chaalons ; mais c'a esté si mal à propos, que toutes

les trouppes estoient deslogées, et n'en restoit plus pour leur pouvoir

faire escorte ; de sorte que je suis contrainct de les faire venir en

mon quartier (1), d'où demain je les feray accompaigner. Puisque

vous avés veu mon cousin le duc de Bouillon, il vous aura dict les

nouvelles de la prinse de Stenvicq par le comte Maurice (2). Je crois

que puis attendre de cela quelques faveurs en mes affaires. Sur ce, je

prie Dieu, mon cousin, vous conserver en sa saincte garde. Escript au

camp de Suippes, ce xviu" juillet 1592.

Henry.

Ruzé.

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