LES QENS DU CONSEIL DE LA VILLE DE GHALONS A M. DE NEVERS
Ils lui annoncent Venvoi des articles de la Trêve signée à Avenay et en sollicitent la publication officielle. Ils ont reçu lettres de ceux de Reims qui Vont publiée par provision et par esUraits omettant les principaux articles à dessein.
Monseigneor, Nous vous avons envoyé lettres du neufviesme du présent mois, avec copie des articles traictez à Avenay, du double desquelles lettres et articles ce porteur, ung d*entre nous, qui est chargé et va exprès pour les vous présenter, afin que par vostre moien ils puissent estre publiez et entretenuz, du moings par provision, et le pauvre peuple, et nous, en recepvoir le bien que nous avons espéré en attendant lentière approbation pour laquelle aussi nous vous prions de nous aider de vostre faveur et bienveillance accoustumée Nous avons ce jour d'hier receu lectres des gens du conseil de la ville de Reims avec ung extraict des articles dud. traicté, qu'ils désirent estre publiez et entretenuz par provision, esquelz ils n'ont obmis ce qui les regarde, mais distraicts seullement ce qui nous importe le plus, comme la jouissimce du revenu, liberté du labourage, ces^tion des courses et prinzes du bestial, tant des habitans des villes que du plat pais. Car encores que le premier des articles par eulx extraicts, porte deffense à tous gens de guerre de courir les laboureurs et vignerons, sy esi ce que n aiant faict mention de la levée et recouvrement des tailles, il semble que la seureté ne pourroit estre telle qu'il est nécessaire, et que sa Majesté et vous. Monseigneiir, auriez autant agréable les articles par lesd. de Reims distraicts, que ceulx par eulx extraictz : vous priant de rechef nous permettre faire publier du moings [Olt provision les articles dud. traicté, et à cesté fin envoyer Yoz lettres aux gouverneurs particuliers des places pour tenir la main à l'exécution. - Nous n'avons eu nouvelles de l'intervention de Monsieur de Lorraine, ny responce des lettres que nos députez ont escript an s' Bardin. Nous ne pouvons aussv, Monseigneur, passer soubz silence que combien que les articles dud. traicté ayent esté pour la plas grande partie dressez sur le subjet que le Roy et Vous auriez trouvé bon, et que n'aions proposé aucune chose pour nostre particulier, aias ce qui nous auroit esté )»ermis sans auser plus entreprendre; Néantuioiugs, aucuns ofliciers et autres réfugiez se disans de la noblesse s'estunt assemblez envin^n quinze ou seize, auroient dressé ung article pour avoir permission d'aller et venir et demeurer en leurs maisons, et envoie leil. article ausiUots depputês : duquel ceux de Reims aians faict dinicuitè. nous aurions mandé aux nostres par Tadvis
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de M. 'Thomassin, monsieur le président de Blâmes ni qu'ilz ne s'arrêtassent aud. article pour ne rompre le surplus, mesme n'estant de ceulx qui vous auroient esté présentez ; les susd. néantmoings qui peuvent attendre les premières et plus grandes commoditez dudit traicté s'efforcent, nous ne scavons à quelle occasion, d'en susciter d'aultres, pour rendre icelluy traicté sans effect, s'il leur est possible, au cas que led. article ny soit ajousté. A quoy nous vous prions, monseigneur, aporter le remède que vostre discrétion jugera convenable, ad ce que pour telles particularités le bien publicq et très nécessaire ne soit retardé ou empesché. Sur ce, nous supplions le Créateur, Monseigneur, vous donner en santé très longue et heureuse vie. A Cbaalons, ce xii* may 1593.
Vos très humbles et obéissans serviteurs,
Les gens du conseil de la ville de Chaalons,
Et plus bas : Depinteville, Greffier du conseil.
(Fr. 4719. F» 146.)
nmniriir Abbesse. — MiMlaine de
BeauTillierSe
Ainsi que nous l'avons dit, les documents abondent sur Madame de Beauvilliers. Nous choisirons parmi un plus grand nombre ceux qui nous paraissent offrir quelqu'inlérêt de localité.
François de Gand, escuyer, s' de Mâchons^ autorise Madame de Laval f prieure du monastère, à préleoer sur les deniers prove^ nant de la vente de la terre de Blassy, le prix de la pension de •s' Charlotte de Gand,
Comparut en personne honoré S. François de Gand, escuyer, s"" de Mâchons, demeurant audit lieu, estant de présent à Avenay, tant en son nom que comme fondé de procuration générale et spéciale de demoiselle Marie Godet, son espouse, passée par devant Ravlet et Debezanson, en la ville de Chaalons, le vingt-cinquième jour de janvier mil six cent huit... a ledit s*" de Mâchons, dict et déclaré et confessé en la présence de madame Jehanne de Laval, prieure du monastère de l'abbaye 8aint-Pierre d' Avenay, ayant la charge et administration d'icelle,
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et à sa prière et requeste, et pour faure plaisir à icelle dame prieire religieuses de ladite abbaye^ luy aurait accordé estre passé certain appo tement au greffe de la Court de Parlement à Paris, afin de toucher et cepvoir par ladite demoiselle certaine somme de deniers consignés es nut de Jacques Gallard, recepveur des consignations à Paris, comms est porté amplement par l'acte et procuration qu'ils en ont pour e effect passé et délivré le second jour du présent mois et 'an, dont firreor et considération de ce, eu esgard à ce que lesdites Dames s payées des arrérages de la rente et assuré pour la somme princi|» dleelle sur les deniers du prix de ladite vente de la terre de Blase. — Recognoist iceluy s*" de Mâchons es noms, que dessus avoir proi et par ces présentes promet aux dites Dames ladite rente et pens viagère à icelle deue pour sœur Charlotte de Qand, religieuse au
monastère, au cas quelle soient cy après, de toncber et racepv^
doresnavant et à ladvenir ladite rente et pension montant à la som de vingt-cinq livres par an, et sans touttefois que ces présentes piv.
sent innover, desrager ny préjudicier aux qu'elles ont obteni
pour ce au regard et pour l'asseurance de ladite rente, sur les déni provenus de la vente et adjudication de ladite terre de Blassy. Nonol tant ces présentes, a ledit s" de Gand, tant pour luy que pour la<B. damoiselle, en vertu de ladite procuration, obligé et oblige leurs bii l'un pour l'autre, et chacun d'eux seul pour le tout, sans division, discussion, renonçant au bénéfice de division et de (tiscnssîon. — F et passé en ladite abbaye le quatrième jour d'octobre, l'an mil six
dix A ledit sieur signé ensemble ladite Dame prieure.
Ainsi signé : Jeanne OE Laval, François de Gand, et Caille^