‹ Histoire de l'Abbaye d'Avenay (volume 2)Chapitre 88 sur 100 · CHANSON GRIVOISE ET PAYSANNE POUR SA MAJESTÉ · texte numérisé non relu

CHANSON GRIVOISE ET PAYSANNE POUR SA MAJESTÉ

Air : Ah ça, via qu*cst donc bâclé.

Grande Reine vous v'Ià donc Avec Mesdames vos tantes ; D'nos p'tites chansons, dit-on, Pisque ces Dam's sont contentes, Permettez que, sans façon, J'chantions, pour vous sus Tmèm' ton.

£t puis nous aut' bonnes gens Je n'scavons gammes, ny notes, Dans nos p'tits divertissements C'est toujours m'nuets ou gavottes.

D'ailleurs quand on aime bien.

Ma foi fair, l'ton n'y font rien.

S'doit être un bien grand plaisir Pour nos deux grandes princesses D'voir cheux nous la Reine v'nir, On n'a souvent d'tel's hôtesses!

N'y a point de village, ma foi, Pour damer le pion à Louvois.

Louvois, qu'on te traite bien!

Te v'ia lancé dans l 'grand monde, Est-il sort pareil au tien Dans toute la machine ronde?

N'y a point d'village, en honneur.

Qui possèd' ed pareil seigneur!

Les nôtres du temps jadis Quoique d'assez belle allure.

Dirions tous, en paradis. S'ils savions not'bon' aventure :

N'y a point d'village, ma foi, Pour damer le pion à Louvois !

Eneor ub peu* mM amis, J'aurions toute la fiimilla, Que noui manqiie^-il hermii Not' bon Roi, son fiis, sa fille.

N'y a point de village, en honneur, Pour valoir Tnot en bonheur.

On dit qu'ils viandront qu'eut jour.

Point z'un d' nous qui ne Tdésire, C'est alors que d'not' séjour Encor ben mieux on pourra dire :

N'y a pas d'village, ma foi, Pour damer le pion à Louvois!

J'ies r'garderons d'tous nos yeux, Mais en attendant s't'aubaine, Il faut fêter d'tout not'mieux Not'auguste et charmant' Reime, C'est d'jà la moitié du Roi Que j'tenoQs à s'teure à Louvois.

J'dis ben, la moitié du Roi, Car on sait combien il l'aime, J 'devrions ben, par ma foi.

Aimer nos femm's tout de même, Ça n'est pas toujours aisé.

Mais c'est louable et c'est assez

La Reine l'aim' bien aussi^ Ça fait un bon p'tit' ménage :

Ils nous donnent, Dieu marci, Bon exempl' dans leur jeune âge.

N'y a point d'couple, par ma foi, Qui vaille la Reine et le Roi.

O vous, l'amour dea Fretttçais, L'pu biau bijou dMa cotrontie!

Voyez en nous d'bfMs* sujet?

Qui font leur cour, en personne, Et qui front toujours d'ieur mieux Pour trouver grtce à ros' yeux.

A^PEi^Dice 42lf

MetteE-àprolH le temps Pendant qu'vous^ êt^ jèùfie et belle/ D(mnei->neii» de biaiiix àilànts Une ampe et benn' kinelle ; J'en s'rons toujoars* ben eontents, N'y a jaaoais trep d'bonoet' gens.

II n'en Tant pas Caire el fia^ Il est bon d'dire es qu'on pense ; J'avons d'jà zun p'tit Dauphin, L'honneur, l'espoir ed la France.

N'y a point de couple, par ma foi, Qui vaille la Reine et le Roi.

Grande Reine, c'est assez, N'prolongeons point not' hommage.

Quand j'srons un peu moins pressez, J'vdus frons ben meilleur ouvrage, Pu travaillé que s'tici, Mais jamais pu franc, Dieu marci !

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