‹ Histoire de l'Abbaye d'AvenayChapitre 14 sur 42 · MADAME GLAIRE OU CLARISSE DES ARMOISES · texte numérisé non relu

MADAME GLAIRE OU CLARISSE DES ARMOISES

Madame Âélis, darae de Bos et de Germaine, pour se donner Tune à l'autre le passage par leurs bois^ quand il faudrait lescharrier : ces bois étant enclavés les uns dans les autres.

Nous avons déjà eu occasion de citer un seigneur de Germaine, du nom de Milon, sous la date de 1219^ et, sous celle de 1244, Guillaume, chevalier, seigneur de Germaine. Voici maintenant cette Aélis> dame de Germaine et de Bos. Bientôt nous verrons Messire Erard de Nanteuil s'en dire pareillement seigneur ; mais à quelles grandes maisons féodales se rattachaient ces divers personnages ? c'est ce qu'il semble assez facile de préciser : vraisemblablement à quelque branche de la maison de Chàtillon, dont les cadets possédaient ou étaient seigneurs de la plus grande partie des terres de ce pays.

La seigneurie de Germaine, sise au milieu des bois attenant à la forêt de Reims, était défendue par un ancien château-fort dont il nous souvient d'avoir vu les tourelles, les fossés et quelques autres restes. Démembrement du marquisat de Louyois, Germaine était devenu, dans les derniers temps de la monarchie, la propriété d'un fermier général, M. de Palerme, dont la fille, en épousant le. marquis de Gontaut, porta le domaine et sa magnifique forêt dans la maison de MM. de Biron, qui viennent d'en aliéner la meilleure partie.

Quant à Bos, qui subsiste encore sous le nom peu harmonieux de Bœuf ou Bœu^ c'est un écart de Germaine, aujourd'hui station du chemin de fer d'Epernay à Reims^ à l'entrée d'un long tunnel percé sous la forêt de Reims et aboutissant à Rillyla-Montagne.

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Reprenons le dépouillement des actes de Madame des Armoises. . ■;

Aux assises de Montmirel, tenues le lundi devant la Saint-Vincent, en 1303, par Thiébault, bailly de Marie et de Montrairel, Guy de Saint-Phal,. chevalier, et sa femme, s'obligent à payer en rente annuelle et perpétuelle, à l'abbaye de Saint-Pierre d'Avenay, un demi-muid de blé sur le moulin de Baulne (en Brie) (i), et 10^ à la Saint- Remy. — Ladite obligation en présence de plusieurs chevaliers, témoins et approuvant.

Deux autres obligations du même genre, pardevaut le bailly de Montmirel, l'une et l'autre contractées par Guyard de Cheppes, escuyer, de la même somme, à titre de rente annuelle, à prélever également par les Dames d'Avenay sur le cens de Baulne en Brie. 1303 et 1304.

Tours-sur-Marne, 1304, dimanche après la Saint-Vincent, — M. Thierry de Choilly, écuyer, et damoiselle Marie, sa femme, vendent à Jean Gouin de Liverny une pièce de terre, sise en la prairie de Tours-sur-Marne, franche de toute servitude, lieudit en CIoux-Gérard, moyennant prix de 100 livres payées comptant.

RozAY, Vanault-lbs- Dames et Bassu, 1305^ mercredi après la Saint-André (2). — M. Chalette, dans sa statistique de la Marne, dit que les religieux de Saint-Pierre-au-Mont, de Châlons, étaient seigneurs de Rozay dès 1294. Suivant le même auteur, Vanault-les-Dames a possédé une

(1) Canton de Condé, arrondissement de Château-Thierry.

(2) Ces trois villages sont aujourd'hui du canton d'Heiltzle-Maurupt, arrondissement de Vitry-le-François.

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