MADAME CLAIRE OU CLARISSE DES ARMOISES
abbaye de Dames de Saint-Pierre^ dont il reste quelques vestiges; enfin 5a^^w était, dès 1200, dans la dépendance de Saint-Pierre-au-Mont. Nous ne pouvons dire si les religieux de Saint-Pierre-au- Mont possédaient quelque chose en ces trois villages avant 1305. Ce qui résulte de la charte que nous avons sous les yeux, c'est qu'ils acquirent à cette époque seulement ce que les Dames d'Avenay y possédaient, et s'il reste à Vanault-les-Dames des vestiges d'un monastère de Saint-Pierre, ce ne peut être que des restes de la maison qu'y occupaient autrefois les Dames de Saint-Pierre d'Avenay.
Il est dit dans une lettre passée sous les sceaux des abbés et religieux du couvent de Saint-Pierreau-Mont, le mercredi après la Saint-André 1305, que Madame Clarisse, abbesse, et ses religieuses, possédaient d'ancienneté certains biens es villes, finages et terriers de Rozay, Vanault-les-Dames et Bassu ; savoir : une maison avec ses appartenances, plusieurs terres arables, coustures, terrages et autres revenus. Que ces biens éloignés, dispersés et de peu de valeur, exigeaient de grands frais et dépens pour en aller recueillir les rentes et revenus. Qu'en conséquence elles s'accordent avec l'abbé et les religieux de Saint-Pierre-au-Mont qui prendront lesdits biens pour en jouir désormais comme de leur propre, à condition de payer annuellement auxdites Dames abbesse et religieuses la somme de vingt livres selon la monnaie du cours, ou de leur faire fonds proche d'Epernay pour y percevoir cette somme, ledit fonds amorti à leurs dépens. Et au cas, est-il dit encore, où l'abbé et ses religieux seraient en défaut ou retard de paiement, ils seraient
tenus de payer le procureur de mesdames allant en recouvrement et seroient obligés de le défrayer, lui et son cheval, et de payer l'amende de cinq sols pour le retard ou défaut de paiement.
Reims, sept. 1306. — Pierre Gouverniers, prevost de Reims, permet aux Dames d'Avenay de faire deux paires d'avant-loges de deux pieds et demie de saillie ou environ sur le chemin de M. l'archevêque, es cinq maisons quelles avoient audit Reims ; en outre, leur «permet de faire des pas de pierre pour monter à chacune de ces maisons, chaque montée de trois pieds et demie ou environ de saillie sur le chemin.. « De plus, les autorise à faire auxdites maisons des conduits pour la décharge des eaux dans la rue, comme aussi de pratiquer des ventails ouvrans et fermans sur la rue, de cinq pieds ou environ de saillie.
130T , juin. — Gérard de Plaisance, vidame et chanoine de Reims, permet également auxdites Dames de faire deux paires d'avant-loges, avec pas de pierre, pour descendre et monter, et des conduits d'eau, ainsi et comme elles l'ont obtenu du prévost par la précédente lettre.
13 16 y samedi après le 4* dimanche de Caresme. — Pour en finir avec ce qui regarde les maisons de Reims, sous l'abbatiat de Madame Clarisse, nous placerons ici la lettre d'amortissement donnée par Mgr Robert de Courtenay, archevêque. Il y est dit que les Dames d'Avenay ayant acquis une place ou masure au carrefour d'où l'on va de l'église FJotre- Dame aux Cordeliers et de Saint-Symphorien à Saint- Pierre-aux-Nonnes, laquelle place est en la seigneurie de l'archevêché, Monseigneur, par pure