MADAME GLAIRE OU CLARISSE DES ARMOIRES
bienveillance, remet auxdites Dames tout le droit qu'il y pouvoit prétendre, pour en jouir comme de leurs autres maisons^ ne retenant pour lui et ses successeurs que le droit de justice qu'il j pouvait avoir.
1W8, Î7 sept. — Nous avons vu précédemment que Louis le Hutin était devenu, par sa mère, héritier du royaume de Navarre et des comtés de Champagne et de Brie; nous retrouvons plusieurs actes de ce prince agissant en cette qualité. Son premier est de contester aux Dames d'Avenay la franchise de tous les hommes couchant ou se levant dans la ville d'Avenay. Sur quoi les juges des assises tenues à Troyes ordonnent que les parties bailleroient leurs dires et prétentions par écrit, et que commissaires seroient députés pour en faire leur rapport à la cour; que cependant les gages pris pour les tailles seraient rendus par recréance à ceux sur qui ils avoient été pris .
1312y 13 août. — Par une autre lettre du même prince, sur la cause meue entre ses officiers et le procureur des Dames d'Avenay, il est enjoint audit procureur de bailler ses pièces au procureur de la cour pour qu'il soit jugé sur îcelles ce qui seroit à faire touchant ladite contestation.
1313^ 9 Janvier. — Le procureur de l'abbesse se plaignait du bailly de Vitry, qui entendait contraindre les hommes sujets de l'abbaye au paiement du subside dit de la nouvelle chevalerie du roi, et ce, malgré les ordonnances sur la matière, car, dit la lettre, bien que les Dames eussent toute justice, elles avaient ^léantmoins coutume d'en faire Cecoicution par certain vicomte... Par sa lettre
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au bailly de Vitry, Louis, roi de Navarre et comte de Champagne, lui défend^ s'il n'a d'autres raisons à faire valoir, de contraindre les hommes de l'ab^ baye audit subside, qu'il exposât ses autres motifs s'il en ayoit^ et qu'il eût cependant à suspendre toute contrainte.
1313. — L'abbesse se plaignoit d'un gentilhomme du nom de Jean de Vaudenois, chevalier, qui s'était emparé des dépouilles d'une terre à elles appartenant. Le même prince, Louis, âls de France, comme comte palatin de Champagne et de Brie^ mande à son bailly de Vitry de procéder à une enqueste à ce sujet et, s'il en était ainsi que le prétendait l'abbesse, qu'il obligeât le chevalier de Vaudenois de restituer ce qu'il aurait pris et qu'il eût à l'avenir à laisser les Dames d'Avenay jouir paisiblement de leur héritage.
Une lettre passée sous le scel de l'officialité de Reims, l'an mil trois cent dix-sept, le samedy d'après la feste de saint Nicaise, portant les clauses du testament de feue Hermingarde de Haultvillers, fille Gérard Rabbas de Plivis (Plivot) : laquelle, pour anniversaire perpétuel au jour de son déceds, lègue à l'église Saint-Pierre d'Avenay une maison avec ses appartenances, sise audit Avenay, entre la maison Gerbaut de Dontrien, et la maison Gilles d'Avenay d'une part, et le chemin public d'autre part; à condition que chaque année seroit pris sur le loyer d'icelle maison, un bœuf ou une vache pour être distribué en pitance aux religieuses qui assisteroient à son anniversaire. Lequel legs testamentaire estreceupar les Dames religieuses, le dimanche d'après l'Assomption Nostre Dame, en Tannée 1317,