‹ Histoire de l'Abbaye d'AvenayChapitre 19 sur 42 · MADAME NICOLE DE SAULX · texte numérisé non relu

MADAME NICOLE DE SAULX

Communes^ contenant un quartel de terre^ est chargée annuellement et à perpétuité, envers les Dames d'Âvenay^ de deux quartels de froment, à la mesure d'Avenay.

SuiPPEs, 1403, — Voici une convention relative à l'usage des fours bannaux de Suippes et Somme- Suippe. On sait qu'en vertu des lois qui régissaient la matière, les habitants d'une localité où il existait un four bannal étaient tenus> sous certaines peines, d'y faire cuire leur pain. Le chauffage était à la charge du seigneur, à moins de conventions contraires.

€ Entre les Dames religieuses et les habitants de Suippes et Somme-Suippe, a été convenu ce qui suit, au sujet des fours bannaux : Deux desdits fours l'un à Suippes, l'autre à Somme-Suippe, resteront bannaux auxdits habitants, sans qu'ils puissent aller cuire autre part, tant que lesdits fours demeureroient en bon état et de la grandeur nécessaire, et que le fournier député par les Dames ferait son devoir raisonnable : lequel de chaque fournée de gros pain n'en pourroit prendre que de ceux qu'il plairoit auxdits habitants : et du pain blanc cuit auxdits fours ne prendcoit que trois deniers, ou l'un desdits pains blancs. Et que si par sa faute lesdits pains gros ou blancs n'étoient bien cuits, il ren* droit lesdits pains ou leur valeur, mais les habitants seroient tenus de lui fournir l'affouage. Que de plus les habitans pourroient faire . construire en leurs maisons des petits fours d'une aulne de largeur et longueur pour y cuire telles pâtisseries que bon leur sembleroit. Mais que s'ils étoient convaincus d'y avoir cuit du pain, ils seroient amendables de 2 sols

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6 deniers envers lesdites Darnes^ devant le maïeur et les eschevins desdites villes^ dont ils ne pouvoient demander que deux délais ; et condamnés lesdits habitants à payer auxdites Dames à la SaintMartin prochaine la somme de 50 livres. »

Autre lettre concernant l'admodiation ou location de la mairie de Recey \^ il ne peut être ici question que de Recy (aujourd'hui du canton de Cliâlons, sur le chemin de Bouy à Chàlons). Les religieux de la milice du Temple et Tabbaye de Saint-Pierre-au- Mont y possédaient divers biens. Nous n'avons pas trouvé l'origine des droits de l'abbaye d'Avenay sur la mairie de ce village.

Jean Jacquet, sergent royal en la prévosté de Passavant (i), confesse devoir à Madame Nicole de Saulx, abbesse d'Avenay, la somme de 13 escus d'or, la pièce de 22 sols 6 deniers, pour cause de la mairie de Ricey, appartenant à ladite Dame et à son couvent^ tenue par ledit Jacquet ; lequel promet de payer ladite somme sous l'hypothèque de tous ses biens^ moitié à Pasques, et l'amande arbitrale en cas de défaut de payement.

Nous avons vu que, dès l'année 1277, l'abbaye d'Avenay tenait de la libéralité de la comtesse de Soissons, Madame Adette, la part qu'elle avait aux dixmes de Perthes-les-HuUus (du canton de Ville, arrondissement de Sainte^Menehould), mais voici un titre plus important et qui semblait de nature à enrichir le domaine de l'abbaye.

(1) Passavant, aujourd'hui du canton de Sainte-Menehould avait une prévôts royale, et les comtes de Champagne y tenaient un château-fort dont il reste des vestiges.

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