‹ Histoire de l'Abbaye d'AvenayChapitre 23 sur 42 · MADAME CLÉMENCE · texte numérisé non relu

MADAME CLÉMENCE

religieuses^ les trois parts indivis d'une petite maison, jardin derrière avec aisances et dépendances, chargée de droits anciens envers lesdites Dames, et moyennant aussi que les preneurs et leurs hoirs payeront annuellement, et à toujours, au gouverneur de la chapelle du Saint- Sépulchre qui est dans l'enclos de leur abbaye, la somme de 20 sols^ pour être employée au paiement de certain don ordonné à faire à ladite chapelle le lendemain de la Conception de N.-D., pour le salut et remède de l'ame de feu messire Jacques Rafflart, prestre et curé en son vivant dudit Avenay, inhumé en ladite chapelle, et des deniers duquel avait été acquis les trois quarts desdits héritages.

Mareuil, ISmO. — Les frères Henri et Perrinet Le Clerc, de Mareuil, tant pour eux que pour leurs sœurs Thomasse et Marie Le Clerc, prennent à titre de surcens, ferme ou louage, pour dix-neuf années consécutives, une grange, cour, jardin et appartenances, avec l'usage et passage au puits da jardin, sis en la rue du Moustier, nommée d'an« cienneté la Grange-des-Dixmes, tenant d'une part à Pierre Varnesson dit l'Archier, de l'autre à l'héritage du Temple de Reims. Ledit accencissement^ ferme ou louage, moyennant 20 sols payables annuellement à la Saint-Martin d'hiver, avec don à l'expiration dudit bail, d'un chapon blanc ou 5 sols, aa choix des dames admodiatrices. Tenus en outre les* dits preneurs de loger, lascher, renclore, nourrir et entretenir les taureaux que lesdites dames sont obligées de fournir audit lieu de Mareuil. Obligés encore de faire dans trois ans une demeure ou maison sur ladite grange, couverte d'entrain ou de ro-

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seaux, sinon de payer auxdites dames 60 sols outre les 20 de surcens. Et pourront lesdits dames prendre la moitié de ladite grange pour y loger leurs dixmes, bien que lesdits preneurs fussent tenus d'entretenir ladite grange de toutes réfections quelconques et de la rendre à l'expiration de leur bail en bon et suffisant état.

MuTiarrr, 1520 ^ 10 septembre. — Jean Fouquet de Mutigny prend à cens de 37 s. 6 deniers, divers héritages, ensemble de 15 arpens, à Mutigny, lieudit la Foniaine-Adamandey à charge encore de défricher lesdites terres et en Tespace de trois ans les mettre en nature de labeur et en telle sorte que Mesdames y pussent lever les cens et surcens stipulés.

Louvois, 1524y 29 janvier. — Par devant le mayeur d'Avenay, les Dames religieuses vendent à Jean Beren et Girardin Baudier, vignerons d'Avenay, la tonsure du bois des Ligneux, sis au terroir de Louvois, près les batteys d'Ambonnay, appartenant aux Dames en franc-alleu, contenant environ 7 arpens 45 verges. Ladite vente faite auxdits acheteurs Beren et Baudier, au prix de 45 livres 12 deniers, pour chaque arpent 6 livres 12 deniers, payables savoir : 1 1 livres 5 sols 3 deniers pour le quart au jour de Pasques, le prochain, échéant le reste de 33 livres 16 sols 9 deniers aux deux Saint. Martin des années suivantes : ayant trois ans pour exploiter ledit bois et, dans le quatrième, le rendre net en l'état que requerront les ordonnances.

Avenay, 1623, — La pièce qui suit nous montre le maire, ou mayeur d'Avenay, investi par l'abbesse de la charge de grand juge, prononçant la

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