MADAME FRANÇOISE, MONIALE
parvenue à rendre à son abbaye de Malnoé. < De sorte 9 dit notre manuscrit, que l'on pourroit la considérer comme la cause de toutes les saintes œuvres qui se sont pratiquées de son temps et qui se pratiquent encore dans Avenay ; à bon droit même elle pourroit passer pour la seconde fondatrice de ce pieux monastère, puisqu'il n'y a pas moins de gloire à faire honorer Dieu dans une maison religieuse avec toute la pureté de son institution et d'y ramener la première discipline, que de la doter de grands revenus et d'y élever de superbes bâtiments. »
Suivant l'épitaphe que nous ont conservé d'elle le Monasitcum benedictinum et le Gallia Chris^ tiana, elle mourut le 14 novembre 1532 et fut inhumée à l'entrée du^ chœur, sous le clocher, à gauche. Jacet in ipso ferè choriy ingressu à latere campanilis, sub lapide qui alius etiam abbatissœ corpus tegit cum hoc epitaphio :
iét encore gtet 0omr Jfvantom HHmxalt naguère abbedse it cian»^ la prtmièït it la ïiùxmatxm^ qui optèe avoir xMixU tre0))a00a ltl4it novembre Tan mdxxxii.
XXXIIP Abb£sse.
mmûmme HABCdJERlTl! Dli IiA DIEPPE.
(De 1532 à 1538.)
Durée de son abbatiat ; synchronismes. — Achève la restauration du chœur de IMglise. — La justice de Madame troublée à Suippes. — Terrains de Tabbaye agrandis. — Bois de Tabbaye suivant la Cour des Comptes. — Epitaphe de Madame de la Dieppe.
Madame Marguerite de la Dieppe, suivant son «pitaphe conservée par le Monasiicum benedictinurriy fut la seconde abbesse de la réformation, c'est à dire nommée par le roi après la mort de Madame Françoise. Elle administrait sous le pontificat de Jean de Lorraine, le premier des archevêques que François I*"^ ait nommé en vertu du Concordat. Ce prélat, le premier de cette maison de Lorraine qui occupa si longtemps le siège de saint Rémi, ne donna point l'exemple de la résidence. Ses ten« dances politiques et la faveur du prince l'appelèrent et le retinrent souvent à la cour. Ce fut l'illustre abbé de Saint-Remy, Robert de Lenoncourt, son vicaire général, qui bénit notre abbesse et reçut son serment.
En six années seulement que dura son abbatiat. Madame de la Dieppe trouva le temps d'achever la réformation introduite p^r sa devancière et de commencer sur un plan nouveau la restauration du chœur de l'église abbatiale. Margarita de la Dieppe y incepUim opus tam reformationis qiuzm