MADAME DE LEVIS-VENTADOUR
Berquerie à son entrée en religion (1). Nous n'en donnerons qu'un extrait, attendu le mauvais état de l'original.
€ Comparurent en personne damoiselle Loyse de la Barquerie, âlle de feu honoré sieur Robert de la Barquerie et de Damoiselle Symcne de Lovin, à présent espouse de noble homme Charles de Poncet, sieur en partie de Faucoigner, et étant de présent âlle novisse i l'abbaye Saint-Pierre d'Avenay, licenciée et auctorisée de Madame Jehanne de Laval, prieure, ayant la charge et administration de ladicte abbaye ; aussi assistée et advouée de la damoiselle Symone de Lordin^ sa mère... Laquelle Loyse de la Barguerie a dit et déclaré que pour mieux croître en grâce et vertu, acquérir charité, proufit et salut, elle auroit ci-devant désiré entrer en religion ; et recogQoissant les bonnes mœurs, vie salutaire et réformation qui estoit au monastère et abbaye dudit Saint-Pierre d'Avenay, elle auroit eu affection de s'y rendre religieuse ; (et que) par la grâce, faveur et permission de deffuncte réyérende Dame Madame Françoise de la Marck, vivante Dame et Âbbesse de ladite abbaye, que Dieu absolve, et de toutes les Dames religieuses d'icelle, a esté récente audit couvent, et a elle baillé l'habit de leur ordre pour y faire profession et vœux, après le temps de sa probation ; laquelle elle auroit accompli suivant les règle et statuts dudit monastère. Néantmoings avant que faire et accomplir le vœu et acte de pro-
(1) Les La Berquerie, famille ancienne, originaire de Normandie, établie en Champagne, portaient d'azur à trois étoiles d*or, 2 et 1. Elle est mentionnée dans le nobiliaire de Gaumartin.
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fessioiiy et eu esgard à ce que lesdites Dames Religieuses lui auroient accordé ses vivre et nourriture des biens d'icelle abbaye, sans aulcune rétribution, elle a de besoing se réserver et retenir quelque somme de deniers pour ses commoditez qu'il lui conviendra avoir, durant qu'elle sera en religion, afin qu'elle ne demeure en tout à la charge dudit couvent^ et à ses frais ; de la licence et auctorité de damoiselle Lorin^ sa mère et tutrice légitime, du sieur de la Barquerie, son oncle et tuteur, et dudit du Poncel, son beau-père, a retenu et réservé comme par ces présentes retient et réserve vingtcinq livras de renie et pension viagère, payable par chacun an au jour de la feste Saint*Martin d'hiver... »
' Cet acte qui donne la formule habituelle de ces sortes de constitutions de rente en faveur des jeunes filles qui prenaient l'habit, est 3igné Jeanne de Laval^ Louyse de la Barquery (sic), de la Bar^ querye^ du Poncety C aille t et Camibsety notaires. Quant à la dame Symone Lorin, empeschée, elle donne procuration à son époux, le sieur du Poncet, de consentir et ratifier ladite constitution de ren^te. Cet acte est du 12 juin 1609.
L'actei suivant est encore une constitution de rente viagère^ mais au profit d'une fille issue d'une des meilleures et des plus anciennes maisons de France, de Mademoiselle de Joyeuse, fille de messire Claude de Joyeuse, comte de Grandpré, et de Dame Philiberte de Saulx, celle-ci fille de SinK)n dé Saulx, baron de Torpes, gouverneur d'Auxonne, et de Françoise d'Anglure. Ce Claude de Joyeuse