Ibid., pp. 7 et
3. Thomassin, Ancienne et nouvelle Discipline, t.. vi, p. 52 et suivantes (édition de Bar-le-Duc).
fiée au mois de mai 1235 par Wauthier de Marvis, évêque de Tournai fi II est à remarquer que la cession cette fois est faite aux religieuses de l’Honneur-Notre-Dame, et non pas comme les précédentes au monastère, à la personnification abstraite ou à rétablissement qui, pendant la période préparatoire, était par une fiction de droit considéré comme déjà existant. Faut-il en conclure que le monastère était dès lors habité ? Je n’oserais le dire, mais il est possible, probable même, que quelques religieuses y étaient réunies avant l’acte formel d’érection qui eut lieu quelques mois plus tard.
Quoi qu’il en soit, la fondation dut être approuvée en septembre 1234 par le chapitre général de Citeaux, qui se réunissait à l’Exaltation de la Sainte-Croix. Le 9 octobre suivant, Marguerite souscrivit la charte de fondation, conçue en ces termes :
« Moi, Marguerite, dame de Dampierre, je fais savoir à tous présents et à venir que, pour le salut de mon âme et de celles de Guillaume de Dampierre, mon défunt époux, et de tous mes ancêtres, j’ai donné en aumône à saint Bernard et à tout l’ordre de Citeaux le lieu appelé l’Honneur-Notre-Dame, situé près d’Orchies, au diocèse de Tournai, avec toutes ses dépendances, pour qu’il soit à perpétuité une abbaye de religieuses de ce même ordi'e et de la filiation de Clairvaux.
« En foi de quoi j’ai fait sceller de mon sceau les présentes lettres.
« Donné en l’an du Seigneur MCCXXXIV, le jour de saint Denis 1 2. »