Van Hemel, op. cit., p
2. Cela est indubitable, puisque la discipline reçue dans l’ordre de Cîteaux n’admettait aucune fondation à moins qu’au préalable cette condition ne fût acceptée. V. les actes des chapitres généraux cités ci-dessus. Pour Flines, il existe un document spécial qui prouve à l’origine l’existence de la clôture. Une bulle de Clément IV, du 13 novembre 1267 ( Cartulairc , p. 172), ordonne qu’un confesseur réside à poste fixe chez nos religieuses, parce <j u' elles vivent en clôture ( tn.onia.Huni inclusaru.in).
3. Pie V, bulles Circa pastoralis , 1366, et Drcori et honestati , 1569. Grégoire XIII, bulle Deo sacris, 1572.
supplièrent le chef de l’Eglise de pourvoir, dans sa charité paternelle, aux nécessités spéciales de cette province h Comme on ne reçut point de réponse, ce silence fut interprété dans le sens d’une tolérance tacite. C’était l’avis du célèbre Estius, la lumière de l’université de Douai1 2.
On voit par la Relation du nonce Bentivoglio, adressée en 1613 au Pape Paul V, que lui non plus ne croyait pas que l’on pût urger rigoureusement dans nos pays la loi de la clôture 3- Tout en reconnaissant combien l’extrême liberté avec laquelle on vivait dans la plupart des monastères offrait d’inconvénients au point de vue d’une discipline exacte, il assurait que la trempe des caractères et la candeur des mœurs flamandes protégeaient la vertu des vierges chrétiennes aussi efficacement qu’eussent pu le faire les cloîtres les plus impénétrables. « Tant il est vrai, ajoute-t-il, qu’un bon naturel opère plus chez certains peuples, que les lois les plus sévères chez beaucoup d’autres ! »
Sans recourir à un ensemble de précautions extérieures qui effrayaient les esprits et choquaient d’anciennes habitudes, il suffisait de retrancher dans les monastères de religieuses les fréquentations séculières, les visites trop nombreuses, les sorties fréquentes et non motivées. Ce résultat était obtenu déjà par la réforme, là où l’on avait pu l’introduire. Les supérieurs ne demandèrent pas- davantage : ils se contentèrent de res-