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NOUVEAU REFUGE A DOUAI. — ACQUISITION DE LA SEIGNEURIE DE FLINES

— LES DIRECTEURS FRANÇAIS SONT RENVOYÉS PAR ORDRE DU GOU- VERNEMENT. — AUTRES VEXATIONS. — DÉTRESSE FINANCIÈRE.

L’administration de Catherine de Coupigny (1609-1632) fut moins agitée que les précédentes. On put enfin respirer quelque peu : une trêve de douze ans, conclue en 1609, interrompit les guerres qui agitaient et ruinaient les Pays-Bas depuis plus d’un demi-siècle, et quand les hostilités reprirent à l’expiration de la trêve, les provinces wallonnes furent pour un temps épargnées.

L’abbesse de Fîmes se rappelait combien la communauté avait souffert pendant son récent séjour au refuge, combien il était difficile, ou pour mieux dire impossible, dans cet étroit espace, d’observer exactement les prescriptions de la règle, combien même la vie et la santé des religieuses étaient exposées par le manque d’air et d’exercice. En prévision d’un nouveau séjour à Douai, que les événements pouvaient prochainement rendre nécessaire, Catherine de Coupigny voulut préparer à ses filles un refuge plus commode. Le 24 février 1616 1, elle acquit pour la somme de 9,000 florins, de Jacques Becquet, procureur général de la ville de Douai, et de Marie de Mau ville, son épouse, une maison avec vaste jardin, située sur la place du Temple (aujourd’hui l’Esplanade) et contiguë au prieuré de Saint-Sulpice 2. Par grâce spéciale, les archiducs Albert et Isabelle accordèrent, dans leurs lettres d’amortis-

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