Carlulaire , p
2. Ce prieuré, qui appartenait à l'abbaye d’Anchin, fut acheté par ordre de Louis XIV, en 1667, pour y établir une caserne.
sement, la remise des droits ordinairement exigés en pareille circonstance L
Les finances de l’abbaye n’étaient point assez complètement restaurées pour que l’on trouvât dans les ressources ordinaires de quoi faire face à cette acquisition, ainsi qu’aux travaux d’aménagement indispensables et aux constructions nouvelles que Catherine de Coupigny se proposait d’élever. En attendant et afin de pourvoir au plus pressé, on vendit, avec l’autorisation des supérieurs de l’ordre et celle du roi d’Espagne, la maison et cense de Lille.
Ce projet d’établissement d’un nouveau refuge, dont la réalisation était si avancée, échoua cependant et ne fut repris d’une manière sérieuse que vers la fin du XVIIIe siècle, presque à la veille de la suppression révolutionnaire. On vécut jusqu’à cette époque avec l’ancien refuge.
Quant à la propriété acquise en 10] 6 sur la place du Temple, on se vit forcé de la revendre quelques années plus tard, pour acheter la seigneurie du village de Flines dans les circonstances que je vais raconter 1 2.
Philippe IV, qui manquait d’argent pour soutenir la guerre avec la Hollande, résolut, pour se procurer quelques ressources, d’engager plusieurs fiefs et seigneuries appartenant à la couronne. Celle de Flines avec toute justice, haute, moyenne et basse, était du nombre. Depuis le XIIIe siècle, l’abbaye exerçait les droits seigneuriaux sur son territoire et ses possessions, mais le reste du village était resté sous le domaine direct des comtes de Flandre et des souverains qui par la suite héritèrent de leurs droits. De plus, dans ses propres limites, l’abbaye ne possédait que la justice vicomtière : on pouvait craindre que la présence à Flines d’un seigneur investi des droits de haute justice ne devînt une source de difficultés sans cesse renaissantes. L’histoire des démêlés avec les châtelains de Raches était faite pour donner à réfléchir. A tout prix il fallait éviter un voisinage plus fâcheux encore, puisque les points de contact eussent été plus nombreux, et la situation réellement difficile au point de vue du droit féodal.