‹ Histoire de l'abbaye de FlinesChapitre 142 sur 264 · Cartulaire, p. 899 (novembre · texte numérisé non relu

Cartulaire, p. 899 (novembre

2. J. de. le Barre, Notæ et obscreationes pro S. Ord. Cist., folio 889 recto.

La perspective d’avoir un nouveau maître ne souriait pas davantage aux habitants de Flines. Afin d’obtenir que la seigneurie de leur village restât entre les mains du Roi, ils offrirent une somme de 1.200 florins, auxquels l'abbaye en ajouta 800. Catherine de Coupigny eût préféré cet arrangement, vu l'état de gêne où la maison se trouvait par suites des pertes éprouvées pendant la guerre et des dépenses faites depuis pour le refuge. Mais, en acceptant ce don, le gouvernement ne voulut se lier par aucune promesse définitive : il s’engagea seulement à rembourser la somme dans le cas où le projet pour le moment suspendu serait mis à exécution. Trois ans plus tard, en 1630, on mit définitivement aux enchères la seigneurie de Flines. Cette fois, il fallait prendre un parti. Plutôt que de subir les inconvénients qu’elle avait à craindre en laissant passer ce fief en des mains étrangères, Catherine de Coupigny résolut de l’acquérir. Le 8 mars 1630, on adjugea aux enchères publiques, pour la somme de 8.000 florins, à l’abbesse et au couvent, « le village de Flynes avecq toute justice, haulte, moyenne et basse, tiltre, prééminences ès églises, création de bailly, eschevins, greffiers et aultres officiers requis et nécessaires à l’administration de la justice, comme aussy margliseurs et maistres des pauvres, avecq l’audition de leurs comptes, droit de chasse, pescherie, vollerie, de plantys, afforaige, amendes, escavaige ou visitation des chemins, rues et courans d’eaues, successions de bastards, biens espaves, estraïer ou lagand, et tous droictz dépendais de ladite haulte justice, sans rien réserver ny retenir. » Il était stipulé que ces mêmes droits de haute justice s’étendraient sur les fiefs particuliers dits de la Mer, Bondée, Bilaudrie, Raches, Chasteller et autres s’il s’en trouvait, et aussi sur le marais entier des Six-Villes L

La cession fut faite à titre d’engagement révocable après un laps de dix-huit années seulement. En cas de révocation, le Roi s’engageait à rendre le prix versé par l’acquéreur. Comme le trésor ne fut jamais à même de restituer les sommes perçues pour cette opération dans tous les Pays-Bas, l’engagement aboutit à une cession définitive.

Le 9 juin 1630, Adrien Gilleman, conseiller et maître ordi-

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