V. ci-dessus, p
2. Lettres du maréchal d’Humières, datées de Paris, 28 avril, 5 et 7 mai 1691. (Archives du Nord, fonds de Vaucelles.)
indice à l’appui, l’accusation eût porté coup auprès du P. La Chaise . Il faut croire qu’il n’y en avait point, puisque l’abbé de Loos conserva la mission de haute confiance dont l’avait investi son supérieur. Au reste, c’est à celui-ci que de semblables plaintes eussent dû être adressées dans tous les cas.
On ne voit pas que le jansénisme ni aucune autre doctrine suspecte ait jamais pénétré dans l’abbaye de Flines. Le parti n’aurait pas manqué de célébrer cette conquête, s’il avait pu le faire avec quelque apparence, et les Nouvelles ecclésiastiques , toujours à l’affût des moindres bruits, eussent aussitôt embouché la trompette. Il n’en fallait pas tant pour les mettre en liesse.
Les moines de Loos ne furent jamais non plus suspects d’hérésie, ni de penchant pour des doctrines condamnées par l’Église. Pierre Bouchu, abbé de Clairvaux, avait pour eux une si grande estime, qu’il aurait souhaité que toutes les abbayes de religieuses de sa filiation fussent entre leurs mains l.
Flines continua de leur être confié jusqu’à la Révolution française. Trois religieux y résidaient avec le titre de directeur, de sous-directeur et de chapelain. Ce nombre était strictement indispensable pour fournir des ministres à la messe conventuelle, que l’on avait coutume de célébrer avec diacre et sous-diacre. Quant aux anciennes fondations, bien que réduites, elles étaient trop nombreuses encore pour que ces trois prêtres pussent les acquitter à l’abbaye : on comblait le vide par des messes célébrées dans d’autres églises .
1. Ign. Delfosse, Description de l’abbaye de Los, t. ni, p. 4.