‹ Histoire de l'abbaye de FlinesChapitre 166 sur 264 · Registrum rerum notabilium (Loos), folio 133 verso · texte numérisé non relu

Registrum rerum notabilium (Loos), folio 133 verso

Jetons maintenant un coup d’œil sur les chartes de visite. Elles nous feront connaître l’état de la communauté, et nous fourniront l’occasion de placer quelques remarques sur les usages qui lui étaient propres.

Ces deux chartes rappellent brièvement les obligations de la vie monastique : l’assiduité à l’office divin « selon le louable usage de cette maison 1 » ; l’exactitude à s’y rendre au premier coup de la cloche ; l’attention à bien faire les cérémonies, à exécuter le chant d’une manière digne et religieuse, et à se pénétrer de l’esprit de ferveur nécessaire dans une action « qui est le principal exercice de la vie monastique». Relativement à l’office, l’abbé de Clairvaux résume tout en un mot : « On continuera de le célébrer avec édification comme nous avons remarqué que l’on a fait pendant notre séjour. »

La méditation, la retraite annuelle de dix jours « selon la louable coutume de cette maison 2 », la pratique du silence, « qui est l’âme de la religion », et qui « distingue les véritables enfants de saint Benoit », sont l’objet d’avis spéciaux.

A propos de ce dernier article, l’abbé de Clairvaux ajoute : « Nous le recommandons surtout dans le dortoir et aux heures de nuit, et, pour ôter toute occasion de le rompre, nous ordonnons que les dames que madame l’Abbesse appellera à sa table seront obligées de se retirer à neuf heures au dortoir, sous peine d’être privées pendant six mois de manger au quartier, et nous défendons aux religieuses d’entrer pour se joindre aux étrangers sans en avoir au préalable obtenu la permission de madame l’Abbesse. »

Les Dames de Flines avaient le louable usage, conservé encore aujourd’hui, de garder un silence complet les veilles des grandes fêtes, les trois derniers jours de la semaine sainte, pendant leurs retraites et à certains jours de récollection 3.

La vie commune était exactement observée. Bien que la prieure et les anciennes eussent des quartiers à part, usage que l’abbé de Clairvaux reconnaît et autorise, cependant elles n’y prenaient point leurs repas. Le privilège de manger dans

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