‹ Histoire de l'abbaye de FlinesChapitre 189 sur 264 · Cor. XII · texte numérisé non relu

Cor. XII

Ainsi, le résultat de cette tentative, qui avait pour but de relever le monastère, se traduisit par une diminution dans le personnel. Vint ensuite une série d’épreuves qui, sans une protection spéciale de Dieu, auraient infailliblement amené la ruine de la maison.

Deux des sous-maîtresses séculières dont on se servait pour les classes établirent à leur tour des pensionnats. Ce fut la fin d’une prospérité scolaire qui, après la mort de madame de Combremont, s’était quelque temps maintenue. Le courant des élèves fut détourné : celles mêmes qui étaient dans la maison la quittèrent peu à peu, et, à la rentrée de 1826, il ne se trouva plus une seule interne.

Il y eut là quelques années de lamentables angoisses. Un moment, Dame Emmanuelle eut la pensée de fermer les classes du pensionnat, que fréquentait seulement un groupe microscopique d’externes. Des amis de la maison, notamment M. Fouquay, avec son expérience des choses de l’enseignement, la détournèrent de cette mesure. Selon son avis, qui prévalut, mieux valait patienter quelque temps, traverser la crise et attendre de circonstances meilleures un revirement de l’opinion naguère si favorable. Elle avait pris un autre cours, moins par l’attrait de la nouveauté que par des motifs plus sérieux et tout au moins plausibles : il semblait à beaucoup de gens qu’après la mort de madame de Combremont, son œuvre était perdue sans ressource, et que le monastère, arrêté dans son essai de réorganisation, ne pouvait plus se relever.

Au milieu de ses tristesses, Dame Emmanuelle eut la consolation de voir sa communauté recevoir enfin l’existence civile. Une ordonnance royale du 31 décembre 1826 1 ordonna l’enregistrement et la transcription sur les registres du Conseil d’État des statuts approuvés le 1er février 1819 pour les religieuses de l’ancienne abbaye de Flines , ordre de Citeaux, établies à Douai. L’accomplissement de cette formalité préliminaire faisait pressentir comme prochain cette fois le succès des démarches entreprises depuis si longtemps. En effet, une seconde ordonnance du 17 janvier 1827 2 déclara l’association définitivement autorisée.

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