Ibid., tit. II, art
Le cours d études, qui était de deux ans à l’origine, a été porté à trois ans depuis 1852. Cette prolongation de séjour à l’École était désirée par les directrices, plus encore au point de vue de la formation religieuse, morale et pédagogique, qu’au point de vue de l’enseignement et de la science. Deux ans, c’était peu pour inculquer aux institutrices futures l’esprit de leur vocation et développer en elles toutes les qualités qu’elle suppose.
Le programme des cours a été rédigé par les religieuses, et revêtu de l’approbation du Conseil académique de Douai, le 22 avril 1852 h Depuis lors, ce programme a reçu quelques modifications également approuvées par l’autorité compétente. Ces darnes sont complètement libres pour le choix des livres et pour la direction à donner à l’enseignement. L’autorité se réserve seulement d’en contrôler les résultats. Chaque année, un inspecteur général est chargé de cette mission. Une fois, le ministre, c’était M. Duruy, a voulu la remplir en personne, et le résultat de cette visite se trouve consigné dans un rapport fait par le préfet la même année au Conseil général. « Le Ministre de l’Instruction publique, dit ce haut fonctionnaire, s’est assuré par lui-même de la force des élèves et a exprimé toute sa satisfaction de la bonne tenue de la maison, de l’excellente direction et des résultats de l’enseignement 2. »
Ce n’est pas le seul hommage qui ait été rendu à cet établissement par les autorités publiques. En parcourant le recueil des délibérations du Conseil général, on trouve chaque année, sous des formules qui changent, l’expression d’une sympathie qui reste la même. Quelques citations suffiront.
Pin 1855, le préfet s’exprime ainsi 3 : « Le cours normal d institutrices établi à Douai, chez les Dames religieuses de Elines, continue d’exercer une salutaire influence sur l’éducation des jeunes filles. Pendant l’année, l'inspecteur d’académie et l’inspecteur primaire ont fait subir des examens aux élèves des
1. En transmettant cette approbation, M. Camaret, recteur de l'Académie, écrivait à M1”' la prieure le 30 avril 1852 : « Le conseil a remarqué avec satisfaction que toutes les matières de l'enseignement ont été sagement distribuées dans ce programme, et je vous félicite, en son nom, des soins minutieux et de l’intelligence que vous avez apportés dans la rédaction de votre travail. »
2 Conseil général cia Nord, 1867, p. 112.